Est-ce le commencement de la fin pour Rebrab ?
Après que son étoile ait brillé durant 25 ans, c’est la question qui est posée après le clash entre le ministre de l’Industrie et le patron de Cevital.
Dans ce contexte, selon le magazine Jeune Afrique, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, aurait demandé à Tracfin, organisme du ministère français de l’Économie et des Finances, chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent, d’enquêter sur l’origine des fonds avec lesquels Rebrab avait racheté, en 2014, la société d’électroménagers FagorBrandt pour la somme de 200 millions d’euros.
Une demande rejetée par la France arguant que l’accord entre le gouvernement français et lui est un secret.
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Bouchouareb, a accusé Rebrab d’avoir importé du matériel rénové pour son usine.
Selon lui, le patron de Cevital a trompé l’État en important, au mépris des textes de loi qui l’interdisent, du matériel usagé et de vieux équipements pour son usine FagorBrandt à Sétif. Chose qui a été démentie par ce dernier.
Le président du Groupe Mazouz, Ahmed Mazouz a déclaré à Echorouk que le prix de sucre n’excèdera pas 55 dinars le kilo à l’entrée en service de son unité de production de sucre, implantée dans la zone industrielle Larbatache de Boumerdès.
Pour rappel, une autorisation d’exploitation lui a été délivrée par les ministères de l’Industrie et du Commerce ainsi que trois autres investisseurs algériens.
«Le citoyen algérien pourra acheter le sucre à un prix raisonnable», affirme-t-il, ajoutant que le prix de sucre sera affiché à 48 DA à sa sortie de l’usine, tandis que le prix de détail sera fixé à 55 DA, voire moins.
De ce fait il veut ainsi casser le monopole détenu par Cevital.
Ces développements se sont produits à un moment où Rebrab est à l’étranger et que des rumeurs se sont propagées sur sa probable arrestation dès son retour. Chose qui a été démentie fortement par les différentes institutions de l’Etat.
Dans ce contexte, les médias italiens ont rapporté que la ministre italienne du Développement économique, Federica Goede, a demandé à rencontrer Rebrab le 19 de ce mois, une réunion qui n’a pas été programmée, pour discuter sur l’avenir du complexe de l’acier et du nouveau haut-fourneau.
Au train où vont les choses et les différentes missions à l’étranger, Rebrab transférera-t-il ses avoirs hors d’Algérie ?