-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Exploitation sauvage des enfants: ils travaillent dur en contrepartie de 100 DA/jour

Exploitation sauvage des enfants: ils travaillent dur en contrepartie de 100 DA/jour

Beaucoup d’enfants des régions du sud du pays n’ont jamais été à l’école et ne savent même pas écrire leurs noms. Les conditions de vie de ces enfants des wilayas de Ghardaïa, Adrar, d’El Oued…, les poussent à chercher du travail pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Des fois, ils traversent des centaines de kilomètres à la recherche d’un emploi. Certains employeurs sans scrupule les embauchent et les exploitent en contrepartie de 100 DA/jour.

 Sur l’axe autoroutier reliant la daïra de Menéa et Adrar sur 550 km Echorouk a rencontré des enfants souvent âgés entre 8 et 14 ans demandant de l’eau aux voyageurs traversant cet axe. D’autres encore faisaient de l’autostop à la recherche d’un automobiliste en vue de se rendre dans les régions de l’extrême sud du pays à la recherche d’un travail. Les destinations favorites de ces chérubins sont Timimoun ou Adrar. Interrogé par Echorouk, un des enfants qui faisaient de l’autostop nous a expliqué qu’il travaille chez un artisan contre 100 DA la journée. Logement et nourriture assurée par l’employeur. « je travaille durant un mois et j’ai le droit une semaine de congé. je rentre chez moi avec une somme modique. Cet argent provient de mon travail », nous a raconté un des ces enfants.

 Au chef-lieu de la wilaya d’Adrar, Echorouk a rencontré un gamin mal habillé qui travaillait dans l’artisanat traditionnel. Sous un soleil de plomb, il était en train de confectionner des épées et des couteaux traditionnels. Interrogé sur le prix des produits qu’il fabrique, il nous a expliqué qu’ils vont de 800 à 6 000 DA. « C’est des produits originaux ornés d’argent », nous a-t-il assuré. Lors de la discussion, il nous a indiqué qu’il touchait 100 DA/jour, une somme insignifiante. Des sources locales ont expliqué à Echorouk que des artisans, des commerçants et des employeurs sans scrupule exploitent le besoin des enfants en contrepartie de sommes modiques.

D’autre part, nous avons rencontré d’autres gamins qui travaillent au marché du chef lieu. Certains d’entre eux exerçaient comme des vendeurs alors que d’autres tiraient des « charrettes » servant pour le transport des caisses de fruits et légumes.  « Je travaille ici à Adrar alors que mes cinq frères travaillent dans d’autres villes du sud. Chaque mois nous devons rentrer chez nous pour ramener l’argent que nous avons gagné pour notre père », nous a indiqué Mohamed à peine 12 ans. Sans nous le dire directement, mais à travers ses propos, nous avons constaté que ce gamin insinue que lui et ses camarades sont poussés par leurs parents à travailler. Questionnés sur le phénomène du travail des enfants dans le grand sud du pays et leurs exploitation par des employeurs sans scrupule, les services de sécurité nous ont expliqué que ce phénomène est répandu dans beaucoup de régions, notamment durant les occasions religieuses à l’instar du réveillon et du mawlid ennabaoui.

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!