France: 34 interpellations liées au terrorisme depuis début 2011
La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le FBI à la française, a interpellé 34 personnes depuis début 2011 dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, une menace qui reste “importante”, a indiqué lundi le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant.
“La menace terroriste reste importante” et “nous restons extrêmement actifs”, a dit le ministre de l’Intérieur au cours d’un entretien avec l’AFP.
Il s’agissait de personnes “qui faisaient partie de réseaux d’acheminement volontaire vers la zone pakistano-afghane qui recrutent et assurent une formation terroriste”, a-t-il précisé.
Sur le territoire français, “deux menaces sont possibles”, a relevé le ministre de l’Intérieur.
Il y a d’une part celle d’équipes venues “de l’extérieur” qui pourraient vouloir commettre un attentat, et celle représentée par “des Français ou des résidents en France qui se seraient formés à l’étranger”, a-t-il exposé.
“C’est sur ce vivier que se concentre l’attention de nos services”, lesquels sont “en liaison” avec leurs homologues étrangers, a-t-il dit.
La France, “clairement dénoncée comme un ennemi, en raison notamment de (son) interdiction du voile islamique ou de la défense du principe de laïcité, a fait l’objet à plusieurs reprises de menaces très explicites d’Al-Qaïda au Maghreb islamique” (Aqmi), a rappelé le ministre.
De même, “les Français sont menacés à l’extérieur, douze de nos compatriotes sont morts dans l’année écoulée et nous avons encore des Français otages”, a-t-il noté.
Aqmi retient toujours quatre expatriés français du groupe Areva et d’une entreprise sous-traitante, enlevés en septembre 2010 dans la mine d’uranium d’Arlit (nord du Niger).