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France: Hollande conforté par les élections législatives

الشروق أونلاين
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France: Hollande conforté par les élections législatives

Le président François Hollande sort conforté du 1er tour des élections législatives en France, remporté par les socialistes et leurs alliés, et pourrait même bénéficier d’une situation quasiment idéale en obtenant une majorité parlementaire sans l’appui de la gauche radicale.

Socialiste modéré et réformiste, François Hollande, élu le 6 mai, devrait sauf surprise avoir le soutien de la “majorité large, solide et cohérente” à l’Assemblée nationale, qu’il appelait de ses vœux avant le scrutin parlementaire de dimanche.

“L’essentiel, c’est que la majorité soit forte pour le président de la République”, a insisté lundi la patronne du Parti socialiste (PS) Martine Aubry, appelant les électeurs de gauche à ne pas se démobiliser et à confirmer la victoire dans les urnes lors du second tour, dimanche prochain.

La France est régie par un système hybride à la fois présidentiel et parlementaire, qui ne donne la prépondérance au chef de l’Etat que s’il dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale.

Selon les projections en sièges réalisées par les instituts de sondages, les socialistes recueilleraient dimanche prochain de 283 à 329 sièges, sur les 577 que compte l’Assemblée. Ainsi, ils auraient à eux seuls la majorité absolue, pourraient même se passer du soutien de leurs alliés de gouvernement écologistes (environ 10 à 15 sièges), et surtout de la gauche radicale.

Réunie au sein du Front de gauche, cette dernière n’est liée par aucun accord politique avec les socialistes. Dominée par les communistes, elle défend des positions parfois très différentes de celles de François Hollande, en particulier sur l’Europe, et espérait peser sur les choix du président.

Surtout, son leader charismatique, l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon est désormais un homme à terre.

Après avoir soulevé l’enthousiasme des foules pendant la campagne présidentielle, il avait réalisé un score décevant (11,1%). Dimanche, il s’est incliné devant la chef de l’extrême droite Marine Le Pen, qu’il était allé défier dans sa place forte de Hénin-Beaumont (nord). Face à elle, ce n’est pas lui mais un candidat socialiste qui défendra dimanche prochain les couleurs de la gauche.

François Hollande devrait ainsi avoir les mains plus libres pour réformer à son rythme, alors que la France comme la zone euro est sous la surveillance des marchés et que certaines de ses propositions sur les retraites ou la revalorisation du pouvoir d’achat inquiètent ses partenaires.

La droite, de son côté, a plutôt bien résisté, mais la concurrence de l’extrême droite lui ôte toute chance de l’emporter sur le fil la semaine prochaine, dans ces élections disputées au scrutin majoritaire à deux tours.

Avec ses alliés, le parti UMP (Union pour un mouvement populaire) a recueilli 34% des voix, contre 40% pour les socialistes (environ 35%) et les écologistes (environ 5%). Il peut espérer entre 210 et 263 sièges dans la future Assemblée.

Mais une fois de plus, il doit se déterminer face une extrême droite bien installée dans le paysage, avec 13,6% des voix et qui pourra maintenir 61 candidats au second tour, dans des duels contre la gauche ou la droite, ou dans des “triangulaires” contre la gauche et la droite.

“On ne fait pas d’alliance avec le Front national (FN, extrême droite). Mais est-ce qu’il faut soutenir un candidat de gauche qui fait alliance avec l’extrême gauche de Mélenchon, ce n’est pas sûr”, a résumé lundi le chef de l’UMP Jean-François Copé sur la radio Europe 1.

La droite n’a donc pas l’intention de faire de cadeaux à la gauche en établissant un solide “cordon sanitaire” autour du FN. Localement, certains élus de droite pourraient même favoriser l’élection de candidats de l’extrême droite. Ce pourrait être le cas pour Gilbert Collard, un avocat médiatique rallié au FN, dans le Gard (sud).

Le FN pourrait ainsi revenir à l’Assemblée nationale, où il n’avait plus siégé depuis 1988. Mais le mode de scrutin sanctionne son isolement politique, et il peut au mieux espérer trois élus.

Parmi eux, deux membres de la famille Le Pen. La chef du parti, Marine Le Pen, arrivée en tête avec 42% à Hénin Beaumont, mais qui livrera un duel incertain au Parti socialiste. Le clan du fondateur du FN Jean-Marie Le Pen a aussi vu émerger dimanche une nouvelle personnalité, sa petite-fille Marion Le Pen-Maréchal, en tête à Carpentras, dans le Vaucluse (sud).

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