France-Rwanda: Kigali en quête de barrages, de géothermie mais pas de langue française
Le gouvernement rwandais a détaillé lundi à Paris ses besoins d'investissements extérieurs, des barrages hydroélectriques à l'exploitation de gaz méthane en passant par les réseaux électriques, en soulignant que la langue anglaise permet d'aller plus loin que le français.
A l’exportation, le Rwanda a des capacités en matière “de café, thé, d’horticulture, ainsi que dans le secteur minier”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse tenue avec plusieurs autres ministres rwandais.
Sur le plan intérieur, le Rwanda “a le grand projet de lier Kigali à l’océan Indien via un chemin de fer”, celui de construire un centre de conférences dans la capitale et d’avoir un aéroport international pour faire de Kigali un “hub logistique” pour la région, a précisé François Kanimba.
Mardi, au dernier jour de sa visite, le président Kagame doit notamment avoir une rencontre avec le patronat français.
Lors d’un déjeuner lundi avec son homologue français Nicolas Sarkozy, les échanges ont porté “sur la coopération, le développement des infrastructures, l’énergie, les échanges commerciaux et l’éducation”, a indiqué la chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo.
L’objectif était de “renforcer la confiance même si toutes les questions ne sont pas résolues”. “On n’est pas le Rwanda du génocide mais le Rwanda de 2011”, a-t-elle tenu à préciser.
Interrogée sur la francophonie, malmenée sous le régime de l’anglophone Paul Kagame, la ministre a commencé par souligner que le français restait l’une des trois langues de son pays.
Mais “c’est un peu un signe des temps. L’anglais est une langue avec laquelle on va plus loin que le français. Sinon le français au Rwanda ne va nulle part”, a-t-elle dit.