Frontière algéro-marocaine: les terroristes perdent leurs réseaux de soutien
La bande frontalière à l’extrême ouest du pays connaît ces deux derniers jours une intensification des opérations de ratissage, de contrôle et de surveillance, suite au dernier attentat terroriste qui a coûté la vie à un soldat marocain.
La région ouest du pays connaît ces deux derniers jours des opérations de ratissage menées par les unités de l’Armée nationale populaire dans la région de Jbel Asfour. Des hélicoptères de l’ANP ont survolé le ciel de Maghnia et de Sidi Djilali suite à l’attentat terroriste qui coûté la vie un soldat marocain. Pour leur part, les gardes frontières se sont déployés en force au niveau des différents points de contrôle. Suite au dernier attentat qui a eu lieu la nuit du jeudi à vendredi, les médias marocains ont rapporté qu’un groupe terroriste algérien a donné à un citoyen marocain 30 millions de centimes et une liste de produits alimentaires à acheter et lui a fixé un rendez-vous dans les trois prochains jours. Le citoyen en question n’a pas fait ce que le groupe lui a demandé, mais il a avisé les services de sécurité de sa région. Le jour du rendez-vous les islamistes se sont présentés au domicile du citoyen pour s’approvisionner en denrées alimentaires. Alertés de la présence de ces individus armés, les éléments des forces auxiliaires marocaines ont tenté vainement de les neutraliser. Le groupe islamiste a tué un soldat marocain dans un échange de tirs avant de réussir à se replier vers une petite montagne située à la frontière algéro-marocaine. Les individus armés «ont réussi à prendre la fuite, laissant derrière eux des traces de sang. Ce dernier attentat révèle que le groupe terroriste activant sur la bande frontalière algéro-marocaine a perdu ses réseaux de soutien. L’année dernière le groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Tlemcen a arrêté plus de 30 personnes accusées de soutien aux groupes terroristes. Ainsi les résidus du terrorisme dans cette région sont de plus en plus affaiblis et de plus en plus isolés.