Ghardaïa : appel à la fermeture des débits de boissons alcoolisées
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a indiqué que son département étudie une proposition de fermeture des débits de boissons alcoolisées qui se trouvent dans la wilaya de Ghardaïa.
L’étude de cette proposition interviendrait suite aux plaintes déposées par les notables, les cheikhs et les imams de cette wilaya conservatrice. A ce propos, Ould Kablia a expliqué que son département étudie actuellement la possibilité de la fermeture de ces débits de boissons alcoolisées. Il n’est un secret pour personne que plusieurs individus commercialisent dans les quatre coins du pays toutes sortes de boissons alcoolisées d’une manière anarchique et sans l’obtention d’autorisation leur permettant l’exercice de ce genre d’activité. A ce propos, le ministre a affirmé que son département prendra toutes les mesures nécessaires pour lutter contre ces pratiques illégales. D’autre part, il a souligné que les descentes de police et les opérations de contrôle seront renforcées pour lutter contre la commercialisation anarchique et sans autorisation de ce genre de boissons.
Répondant à une question orale d’un membre du Conseil de la nation sur la lutte contre les points de vente qui exercent sans autorisation, Ould Kablia a indiqué que pas moins de 445 affaires liées à ce genre de dépassements ont été enregistrées en 2010. Selon lui, des milliers de bouteilles de vin ont été saisies et les personnes impliquées dans les activités illégales ont été traduites en justice. Par ailleurs, le membre du Conseil de la nation a soulevé la question de la vente « avec » ou « sans » autorisation des boissons alcoolisées dans les villes et les quartiers populaires. A ce propos, il a appelé à donner des instructions aux walis de la République d’interdire la commercialisation de ces produits dans ces lieux pour protéger les jeunes et les adolescents de ce vice. En réponse, Ould Kablia a expliqué que la commercialisation des boissons alcoolisées est réglementée et autorisée par des textes de loi. « Ceux qui ne respectent pas ces lois sont passibles de sévères sanctions », a-t-il conclu.