Ghoul: Lutter contre la corruption même si c’est au détriment des délais
Le ministre des travaux publics a affirmé que le code des marchés publics, dans sa nouvelle version, constitue pour les projets de l’Etat, une arme pour lutter contre la corruption. Pour Amar Ghoul, le choix d’entreprises nationales au détriment d’entreprises étrangères dans l’octroi des marchés n’est pas si négatif. Il a souligné que les investissements publics prévus dans le cadre du prochain plan quinquennal sont une opportunité pour que ces entreprises fassent leurs preuves.
- Dans une déclaration à Echorouk, Amar Ghoul a exprimé sa satisfaction quant aux mesures rigoureuses contenues dans le projet du code des marchés adopté lors du dernier conseil ministériel, et son adhésion au fait de donner l’avantage aux entreprises nationales dans la réalisation des projets. S’il admet que les secteurs de l’équipement se retrouveront face à une équation difficile: d’un côté la préférence des entreprises nationales risque d’être limitée, et de l’autre côté la nécessité d’éviter la réévaluation des projets, le ministre affirme que le développement actuel a libéré l’Etat avec la disparition du caractère d’urgence induit par la décennie noire.
- Le rythme de développement aujourd’hui permet au gouvernement de faire face à certains agissements qui ont été encouragés par le caractère d’urgence de l’exécution du programme de développement, et qui ont constitué un terrain favorable à la corruption, poursuit le ministre.
- «Le code des marchés publics dans sa nouvelle version confère davantage de transparence dans l’octroi des marchés et de protection contre la corruption sous toutes ses formes. Les nouvelles dispositions appuient les instructions du Premier ministre Ouyahia, qui exigent la finalisation des études avant le lancement ou l’adoption officielle des projets, considérant que les études fixent de façon précise le coût du projet». Il ajoute: «Cette mesure mettra un terme aux opérations de réévaluation des projets qui étaient un résultat logique du lancement de la réalisation avant la fin des études, ou le contraire, c’est-à-dire terminer les études selon certains critères, puis le retard des travaux entrainant de nouveaux facteurs».
- S’agissant du choix d’entreprises nationales pour la réalisation des projets, Ghoul parait rassuré car ces entreprises, dit-il, ont acquis à présent une expérience suffisante et «il serait temps qu’elles montrent leurs compétences sur des projets nationaux, notamment en s’organisant en Groupements pour se donner plus de moyens». Le ministre souligne que la décision de rattacher les entreprises nationales aux ministères de tutelle facilitera leur orientation et le respect des normes et des délais de réalisation. Ces mesures obligeront par ailleurs, les entreprises étrangères à s’établir et à investir si elles veulent pénétrer le marché algérien et Ghoul de conclure: «Si les délais sont le prix à payer pour lutter contre la corruption et la prévenir, alors soit».