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Grèce: “impossible de modifier” le plan d'austérité, affirme Barroso

Grèce: “impossible de modifier” le plan d'austérité, affirme Barroso

Les engagements pris par la Grèce en échange d’un second plan d’aide ne peuvent être modifiés, a averti mercredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso lors d’une conférence de presse à Bruxelles, alors que le pays se dirige vers de nouvelles élections le 17 juin.

“Il n’y a pas moyen de changer les engagements pris par la Grèce et également par les 16 autres pays faisant partie de l’Union monétaire”, a déclaré M. Barroso tout en assurant qu’il souhaite le maintien d’Athènes dans la zone euro. Seul aménagement envisageable: “il est possible de travailler sur des mesures pour relancer la croissance en Grèce”, a-t-il suggéré. “La Grèce fait partie de la famille. Nous voulons qu’elle reste au sein de la famille de la zone euro et de l’Union européenne (…). Nous voulons rester aux côtés de la Grèce mais c’est désormais aux citoyens grecs de décider”, a affirmé M. Barroso, en faisant référence aux prochaines législatives dans le pays. “Il est important que les citoyens prennent des décisions en connaissance de cause”, a-t-il souligné. Le président de l’exécutif européen estime qu’il n’y aura pas de meilleure solution que le plan d’austérité négocié entre la Grèce et ses créanciers, l’Union européenne et le Fonds monétaire international. “Il n’y a pas de chemin plus facile. Toute autre voie sera plus dure”, a-t-il affirmé, rappelant que le programme négocié ne comprend pas seulement des mesures de réduction des dépenses mais également des réformes structurelles en Grèce.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, sur la même ligne, a jugé mercredi qu’on “ne peut pas renégocier” le programme de l’Union européenne, de la BCE et du FMI pour la Grèce. “C’est un programme d’aide préparé de façon très minutieuse, et on ne peut pas le renégocier”, a-t-il déclaré à la radio Deutschlandfunk. “La Grèce doit être prête à accepter l’aide” qui lui est proposée, a-t-il dit. “Ceux qui remporteront les élections devront décider s’ils acceptent ces conditions ou non”, a-t-il ajouté.

Mardi soir, la chancelière Angela Merkel et le nouveau président français François Hollande ont souligné leur volonté commune que “la Grèce reste dans la zone euro” lors d’une première prise de contact à Berlin. Tous deux se sont dits prêts à réfléchir à de nouvelles “mesures de croissance” pour aider le pays, en plein chaos politique. Dans ce contexte, les dirigeants de la zone euro pourraient se réunir mercredi pour discuter de la situation en Grèce, après le sommet informel des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’ensemble de l’UE, a indiqué une source européenne. “Pour l’instant, il n’y a rien de prévu mais on n’exclut pas une réunion au format zone euro après (le dîner) pour parler de la Grèce”, a-t-elle indiqué.

Dans l’incapacité de former un gouvernement depuis le 6 mai, les Grecs vont repasser aux urnes le 17 juin prochain. Ces élections sont particulièrement cruciales après la montée de la gauche et des partis anti-rigueur qui contestent les mesures d’austérité du plan d’aide international à la Grèce. S’ils remportaient la majorité, cela risquerait d’hypothéquer l’avenir de la Grèce dans la zone euro et d’entraîner le pays vers la sortie, estiment les responsables européens.

rp

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