Grève des avocats d’Alger : Boycott de toutes les audiences programmées hier
Le bâtonnier d’Alger Abdelmadjid Sellini a affirmé lors d’une conférence de presse tenue au siège du Palais de justice d’Alger à propos de la grève organisée par les avocats affiliés au barreau d’Alger que son organisation est prête à durcir le ton si leur revendication n’est pas satisfaite, à savoir le retrait du projet de loi sur la fonction d’avocat avant son entrée en vigueur.
Sellini a appelé également à une réunion du conseil de l’Union nationale des barreaux afin de débattre les conditions professionnelles des robes noires pour prendre une décision à l’unanimité au sujet de ce projet de loi. Répondant à une question des journalistes sur le refus de la position du président de l’Union des bâtonnats algériens, Mustapha El Anwar, Sellini a dit que la décision d’entamer ce débrayage a été décidée par l’assemblée générale (AG) représentant près de 5385 avocats d’Alger ainsi que huit barreaux au niveau national ont soutenu l’option d’aller de l’avant pour protéger les droits d’avocats.
Lors de son allocution prononcée en présence d’un bon nombre d’avocats, Sellini a dit qu’il préfère la loi actuelle avec toutes ses carences qu’une loi qui soumet l’avocat au pouvoir judiciaire et à subir des pressions et sanctions réduisant son pouvoir.
Au sujet de la position du ministère de la Justice vis-à-vis ce projet de loi sur la fonction d’avocat, le bâtonnier d’Alger a estimé que le ministère n’a pas bougé le petit doigt en dépit des promesses faites par les responsables de ce dernier de prendre en considération les revendications du Conseil de l’union.
Il convient de souligner que lors de ce débrayage organisé hier par les robes noires, Maître Mohsen Amara s’était montré contre ce débrayage et a critiqué Sellini. En revanche, les avocats ont dit que Amara ne représente que lui-même, notamment qu’il est radié de ses fonctions depuis un temps.