Grippe porcine : quand la panique “attaque” les Algériens !
La panique a gagné la population et un état d’alerte maximum a été enregistré dans la société algérienne sur la grippe A(H1N1) qui a fait 12 cas de décès jusqu’à maintenant. Les gens se ruent sur les pharmacies pour se procurer de gels anti-bactériens. Ces derniers, selon des pharmaciens, se vendent très bien au point où certains endroits connaissent une pénurie de ces produits.
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Une première commande de vaccins contre la grippe porcine devrait arriver aujourd’hui alors que des questions se posent toujours par les citoyens qui ignorent sur quelle base une catégorie de gens sera vaccinée et pourquoi le numéro vert ne répond jamais.
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Habitués à des gestes de salutation quotidiens, les Algériens se trouvent obligés de ne plus serrer les mains et d’éviter les embrassades. « Je trouve que c’est impoli de ne pas saluer les collègues mais si tout le monde ne veut pas le faire, je ferai la même chose », a estimé Amel, une correctrice dans un journal.
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Les enfants n’ont pas été épargnés de cette panique. Branchés avec les discussions familiales sur cette pandémie, les petits gamins se parlent entre eux à l’école pendant la recréation sur ce sujet d’actualité. Mourad, père d’un garçon et d’une fille, a acheté toute une gamme de produits anti-bactériens et des masques pour sa famille. Il a demandé à son fils, qui est en première année primaire, de mettre le masque dès qu’il voit ses camarades de classe commencent à éternuer.
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Des gels hydro-alcooliques locaux ou importés dont le prix varie entre 150 et 260 DA, du savon liquide et du Dettol sont, à présent, les produits les plus demandés par les familles algériennes hantées par le spectre d’une pandémie mortelle telle que la peste noire et la rougeole.
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A l’approche des vacances d’hiver, un autre point guettent les Algériens notamment les familles qui se sont habituées à passer les vacances à la campagne ou au désert. Cette fois-ci, c’est fort possible qu’on changerait d’avis de peur que le déplacement par les moyens de transports publics pourrait constituer un risque de contamination.