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Haddad: « Le social, c’est fini!»

الشروق أونلاين
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D.R
Ali Haddad, patron du FCE

Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad a appelé à cesser les soutiens financiers accordés aux entreprises économiques ayant échoué, et les propriétaires de ces dernières à rendre le tablier s’ils ne sont pas capables de travailler.

« Fini l’ère de passivité, plus de temps à perdre ». C’est en ces termes qu’Ali Haddad a parlé des entreprises défaillantes, en avouant la gravité de la crise économique qui secoue le pays et ses répercussions, en insistant sur la nécessité de dire aux Algériens toute la vérité sur a situation du pays, et la nécessité d’augmenter des prix des produits subventionnés.

Le FCE a mis également l’accent sur l’importance des décisions inclues dans la loi de finances 2016, notamment celle ayant trait à la hausse des prix d’électricité et du carburant. « Le social, c’est fini! », a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes, ajoutant que l’Algérie traverse des moments durs, d’où il faut que les Algériens admettent l’augmentation des prix d’électricité et du carburant.

Ali Haddad a réitéré sa revendication quant à l’ouverture des investissements aux privés, et l’abrogation de l’article 37 de la constitution, estimant que l’Algérie traverse des circonstances exceptionnelles nécessitant des mesures exceptionnelles pour sortir de la crise.  

S’exprimant à l’occasion d’installation de délégués du FCE à Annaba et El Tarf, Haddad a souligné que le développement économique passe par le développement local, en louant ainsi les potentialités agricoles et touristiques des deux wilayas, notamment l’usine de El Hadjar qu’il considère comme pôle industriel d’excellence.

En outre, il a indiqué que El Tarf s’est transformé en un immense centre touristique grâce à ses sites archéologiques et ses paysages somptueux.  

« Il n’est secret pour personne que l’Algérie a perdu une grande partie de ses revenus en raison de la crise pétrolière », a-t-il indiqué, ajoutant que nous avions deux choix pour faire face à la crise soit «  en restant les bras croisés et laissant le pays entrer dans une crise économique multidimensionnelle, soit en agissant et en se sacrifiant pour faire de l’Algérie un vaste pôle économique ».

C’est en tout cas, la conception présentée par le patron du FCE, estimant que les autorités du pays ont commencé à agir pour développer le tissu industriel.  

Je soutiens l’institution militaire

En visite à l’usine Alstom d’Annaba, Haddad a dit que son soutien annoncé à l’armée ne signifie pas un soutien aux personnes ou aux groupes au sein de l’armée, mais à l’institution tout entière. « La force économique de l’Algérie est liée à l’institution militaire », a-t-soutenu. 

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