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Haftar: “L’Algérie est un médiateur neutre en Libye”

الشروق أونلاين
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Khalifa Haftar

Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), a indiqué que l’Algérie était habilitée de jouer un véritable rôle de médiateur dans le processus politique en Libye.

Dans une interview accordée au journal hebdomadaire “Jeune Afrique” et publiée dans son édition de lundi, le maréchal Khalifa Haftar a dit: “Il se pourrait qu’elle prépare une initiative que nous ignorons actuellement”, en faisant allusion à l’Algérie.

A la question de savoir si les autorités algériennes ne seraient pas du côté de Fayez Al-Sarraj, Haftar dira: “Je suis persuadé que si les Algériens tentent de jouer la médiation, ils le feront de manière neutre”, avant de renchérir: “C’est un pays arabe, et l’Union des Libyens est aussi importante pour l’Algérie, dont les divisions lui sont nuisibles. Celle-ci pourrait jouer un rôle de médiateur neutre et convainquant dans l’unification de la Libye”.

Pour lui, “il est nécessaire d’organiser es élections avant que les responsables élus ne se mettent d’accord sur une constitution”, ajoutant qu’”elles doivent être organisées le plus tôt possible et en toute transparence et le vote doit être obligatoire”.

“Nous donnons l’importance au processus politique.  Nous sommes persuadés que la solution à la crise réside dans les urnes”, a-t-il estimé.

Selon l’homme fort de la Libye,  Fayez Al-Sarraj est “l’otage des milices” à Tripoli, et qu’il n’a pas des “mains” lui permettant de prendre le contrôle dans la capitale.

Le chef de l’ANL a révélé avoir incité Al-Sarraj à être “ferme”, mais ce dernier n’a rien, à ses yeux, entrepris pour faire bouger les lignes.

Questionné sur Seif Al-Islam Kadhafi, Haftar le  trouve plutôt “pauvre politiquement”, et qu’il serait stupide de compter sur lui, estimant que le pari serait perdu d’avance car il ne disposait pas de base lui permettant de jouer un rôle à l’avenir.

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