Hanoune à Ouyahia: «Je n’ai pas de conseils à recevoir de vous»
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, est revenue à la charge en accusant de hauts responsables de l’Etat de mener le pays vers la dérive, appelant à mettre fin à cette politique qui, selon elle, menace l’existence même de l’Etat algérien.
Lors de son discours, prononcé vendredi devant les militants de son parti à Souk Ahras, la secrétaire générale du PT a mis en garde contre l’intrusion de l’institution militaire dans la vie politique, estimant celle-ci qu’elle constitue la colonne vertébrale du pays, jugeant que son intrusion en politique devrait la déstabiliser et menacer sa cohésion.
Encore une fois, la patronne du PT a qualifié la situation de très grave après l’accaparement, d’après elle, des centres de décision par ce qu’elle qualifie d’oligarchie.
Selon elle, l’Algérie est au centre de guerres destructrices, ce qui présente une réelle menace tant pour le pays que pour sa stabilité, jugeant que les conditions sont favorables pour fomenter un coup d’Etat.
Louisa Hanoune a dit que l’oligarchie en Algérie a désigné des ministres du gouvernement, en faisant allusion au patron du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad.
La SG du PT n’a pas manqué de s’attaquer au secrétaire général intérimaire du RND, Ahmed Ouyahia, affirmant qu’elle n’a pas de conseils à recevoir de lui, sachant que ce dernier lui a demandé de contrôler son langage lorsqu’elle s’est fermement opposée à la lettre de félicitations adressée par le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah à Amar Saâdani au lendemain de sa réélection à la tête du secrétariat général du FLN.
Par ailleurs, elle a accusé certains hauts responsables de ne pas tirer les enseignements de l’affaire Khalifa et autres, estimant que le pays est plein des Khalifa et Temmar.
Quant au 10e congrès du FLN, elle dit que c’est une étape importante pour la pérennité des institutions de l’Etat, en réclamant la récupération des 5 milliards de dollars prêtés au FMI, estimant que le pays a tant besoin de cet argent en raison de la dégringolade des cours des hydrocarbures .
En outre, elle n’a pas manqué de réitérer son appel à appliquer la politique d’austérité sur les nouveaux riches qui doivent, selon elle, être soumis à un impôt sur la fortune.