Hanoune servait d’« espionne » au général Toufik
Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani a qualifié l’opposition de « stérile » et s’est attaqué à Louisa Hanoune qu’il juge d’avoir perdu sa boussole après avoir perdu son « parrain », en faisant allusion au général Toufik.
Le patron du FLN a usé de toutes ses armes pour s’attaquer à la secrétaire générale du PT, en accusant celle-ci d’avoir servi d’« espionne » auprès de son « parrain » qui l’a chargée de s’approcher début dans années 1990 de s’approcher du « FIS » dissous et de participer à la rencontre de Sant’Egidio à Roma pour lui rapporter les déclarations des représentants du « FIS », du « FLN » et du « FFS ».
Saadani lui reproche également son silence radio au lendemain de l’assassinat du feu Mohamed Boudiaf en1992 et l’incarcération de 4.000 cadres sans justification.
S’exprimant à l’ouverture des travaux de son bureau politique, le premier responsable du vieux parti a dit que Louisa Hanoune n’est qu’ un produit et un outil entre les mains de son parrain qui lui a offert de nombreux sièges à l’APN, jugeant ses mouvements de tentatives pour satisfaire son parrain, en faisant allusion à l’ex-patron du DRS, le général Toufik, démis de ses fonctions en septembre dernier.
De plus, Saadani a indiqué implicitement que Hanoune ne croit pas en Dieu. « Je lui ai demandé de prononcer Au Nom d’Allah et je me retire du FLN, mais elle a refusé », a-t-il précisé, ajoutant que Hanoune défend le trotskisme qui a échoué chez lui. « Si Hanoune arrivait au pouvoir, elle fermerait les mosquées et écarterait les imams, c’est pourquoi son projet est refusé par les Algériens ».
Pour lui, Louisa Hanoune est l’instigatrice des événements survenus à l’APN, ajoutant qu’il s’agit d’une manœuvre préparée par cette dernière en raison d’une hystérie qui s’est emparée d’elle après l’échec du projet du « groupe de 19-4 ». « Louisa a donné des instructions à ses députés pour empêcher le vote du PLF quitte à casser les tables de l’hémicycle. C’est antidémocratique, car la minorité doit se soumettre à la majorité », soutient-il. «Malgré cela, le projet de loi a été adopté et l’Algérie se porte bien », se réjouit-il.
Par ailleurs, Saadani a divisé l’opposition en deux catégories: une opposition opposante et une opposition partisane. La première catégorie est représentée, selon lui, par l’ « AAV » qu’il qualifie d’ « arbre non fruitée » et la seconde étant « celle qui soutient le Président mais… » en faisant allusion au « groupe de 19-4 ».