Harga: plus de 2000 Algériens dans les centres de détention en France
Dans ce contexte le ministre de l’Intérieur français Bernard Caseneuve a déclaré lors d’une audition à l’Assemblée nationale française que tous les étrangers illégaux sur le territoire français doivent être arrêtés et reconduits à la frontière en utilisant la procédure accélérée d’éloignement des étrangers par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) et qu’il est de notre responsabilité de combattre les réseaux de passage et de falsification des cartes de séjour à travers le territoire français
Les autorités françaises entendent renforcer les procédures de contrôle et le droit d’expulsion des immigrants illégaux «harraga», y compris les Algériens, à travers l’intensification de reconduite à la frontière et l’expulsion vers le pays d’origine. Nos harraga représentent un tiers en termes de nombre de détenus en garde à vue dans les centres d’immigrants illégaux derrière les Tunisiens et les Marocains.
En revanche, les pouvoirs publics français ont tendance à adopter pleinement la loi sur l’immigration qui comprend des facilitations pour les étudiants et les diplômés des pays d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie) dans la cadre de l’immigration choisie.
L’officiel français a déclaré que la nouvelle loi comprend l’inclusion d’un titre de séjour pluriannuel, qui sera donné aux étudiants et aux jeunes diplômés. Dans un premier temps un permis de séjour sera remis à l’intéressé(e) qui sera renouvelé après une année. La carte de séjour ne sera remise qu’après avoir rempli un certain nombre de critères dont un enseignement intensif de la langue française.