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Haroun envoie à Bensalah ses propositions

الشروق أونلاين
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L’ancien membre du Haut comité d' État (HCE), Ali Haroun a surpris l’Instance de consultations des réformes politiques, présidée par Abdelkader Bensalah et ses deux assistants, à savoir les deux conseillers à la Présidence Touati et Boughazi, en lui envoyant ses propositions, par écrit, sur ces réformes politiques annoncées par le président de la République.

 

Le porte-parole de l’instance, Mohamed Ali Boughazi a dit que l’ex-membre du Haut comité d’ État ne s’est pas présenté au siège où se tiennent les consultations politiques mais il a envoyé à l’instance de dialogue ses propositions. Boughazi a ajouté que  les propositions de Ali Haroun  ont contribué en 1992 et 1994 à l’élaboration de la politique de l’ État, mais sans autant donner les raisons de son absence aux consultations.  

Ali Haroun a décidé de participer aux consultations après  hésitation. Il convient de souligner  que les membres de l’ex-HCE sont divisés entre ceux qui sont pour les consultations politiques annoncées par Abdelaziz Bouteflika et ceux qui sont contre.  

Il est à noter que l’ex-président du HCE et chef de la Wilaya IV historique, le colonel Ali Kafi a boycotté les consultations, tandis que Khaled Nezzar, ex-ministre de la Défense nationale a répondu positivement à l’invitation de Bensalah.  Selon des sources, un autre membre du HCE à savoir Réda Malek a quant à lui refusé d’y prendre part aux consultations sur les réformes politiques.

Selon des sources, l’ex-chef du gouvernement Belaid Abdeslam s’est contenté d’envoyer à Bensalah ses propositions sur les réformes politiques sans se déplacer à El-Mouradia pour prendre part aux consultations. C’est son état de santé  qui l’empêche de venir participer aux consultations, selon les mêmes sources.

Force est de souligner que plusieurs autres personnalités nationales à savoir Mouloud Hamrouche, Sid Ahmed Ghozali, Mokdad Sifi, Ahmed Benbitour, Hocine Aït Ahmed, Abdallah Djaballah et Saïd Sadi ont tous boycotté ces réformes.  

Quant aux critiques faites contre l’instance de Bensalah, Mohamed Boughazi a refusé de les commenter en se contentant de dire lors d’une conférence de presse qu’il a donnée, que la crédibilité de son instance ne dépend pas d’une lecture  et qu’elle accueille toutes les propositions.    

 

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