Honte aux Arabes !
La trêve humanitaire décidée pour évacuer le morts et les blessés du carnage de Chajaya témoigne de l’ampleur des crimes contre l’humanité perpétrés par les forces d’occupation israélienne suite aux bombardements massifs des chars sur la population de ladite ville à une densité de plus de 100.000 habitants.
65 martyrs, 300 blessés, tel est le lourd bilan de pilonnage sanglant de l’armée de l’occupation.
Les fouilles sous les décombres à Chajaya témoignent de l’ampleur des pertes humaines engendrées par les bombardements intensifs ayant fait en une journée (18 heures durant) 65 morts et plus de 300 blessés. A cet égard, Youssef Abou Riche a indiqué que 17 enfants, 14 femmes et quatre vieillards avaient été sortis sous les décombres.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue samedi à l’hôpital Al-Chifa à l’ouest de Ghaza où le correspondant de Echorouk était présent, Youssef Abou Riche a affirmé que la carnage perpétré à Chajaya est un crime où les forces d’occupation ont fait usage d’armes interdites, et c’est ce qui constatable d’ailleurs sur les blessés évacués vers ledit hôpital.
La nouvelle attaque meurtrière sur la population de Chajaya porte à 450 le nombre de martyrs tombés et 3000 blessés après 14 jours de bombardement.
Trêve humanitaire de deux heures
Après tant de supplications de le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la résistance palestinienne et le gouvernement de l’occupation sont parvenus à s’entendre sur une trêve humanitaire de deux heures, sachant que ce dernier a refusé dans un premier temps d’autant que Chajaya est déclaré zone d’opérations militaires où tout accès est interdit aux ambulances.
Le porte-parole du ministère de la Santé, Achraf Al Qadra a déclaré à Echorouk que les forces israéliennes ont endommagé cinq véhicules des ambulanciers et des agents de la Défense civile qui tentent d’évacuer les blessés.
Malgré les risques endurés, des témoins oculaires ont révélé que des ambulanciers et des membres des équipes médicales ont bravé tous les dangers pour venir en aide aux citoyens sur lesquelles s’abattent des tirs d’artillerie israélienne.
Rescapés: le bombardement était partout
Des rescapés ont témoigné que des bombardements intensifs ont pris pour cible leurs maisons et ont fait des dizaines de morts, pour la plupart des femmes, enfants et vieillards.
Au moment où des journalistes dont le correspondant de Echorouk se trouvaient à l’intérieur de l’hôpital de Al-Chifa, un citoyen de Chajaya tenant le cadavre de son enfant entre ses bras était venu devant les caméras s’adressant directement au journaliste égyptien, Toufik Okacha (qui a soutenu l’offensive israélienne contre la bande de Ghaza): « C’est ce que vous voulez de Ghaza… le sang des enfants et des innocents n’effacera pas ton péché ».
Etaient morts lors de ces bombardements, l’ambulancier Fouad Djaber et le caméraman Khaled Hamad qui était en train de réaliser un reportage aux côtés des secouristes.
Mohamed, 20 ans a dit avoir été blessé lui et deux de ses deux enfants suite aux tirs des forces israéliennes. « Blessés, nous avons parcouru près de 3 kilomètres à pied jusqu’au centre ville de Ghaza », témoigne-t-il.
Sa tante paternelle assise à son côté sur son lit à l’hôpital a dit elle aussi avoir quitté leur maison à l’aube suite à des cris lancés où ils ont même trouvé des corps déchiquetés de leurs voisins.