Ibrahimi: “Le FIS a cédé des sièges parlementaires au FLN et a proposé le poste de Premier ministre au leader du FFS”
L’ancien ministre des Affaires étrangères et de l’Information, Ahmed Taleb Ibrahimi, a déclaré que le Front islamique du salut (FIS), a proposé au début des années quatre-vingt-dix des concessions afin d’épargner au pays des conflits sanglants.
Le fondateur du parti Wafa, qui regroupait des dirigeants et les sympathisants du Front islamique du salut dissous, a exposé les aspects des efforts déployés par les dirigeants du Front pour résoudre la crise, se contentant du nombre de sièges parlementaires obtenus durant le premier tour, invitant ses militants à soutenir le FLN au second tour, et laisser le poste de Premier ministre au leader du Front des forces socialistes, Hocine Aït Ahmed, et que le FIS se contentera de trois portefeuilles ministériels qui sont la Justice, l’Education et les Affaires sociales. Taleb Ibrahimi, a souligné durant la dernière partie de l’émission «Un témoin de l’époque,” diffusée par la chaîne Al Jazeera ” que des efforts pour réconcilier le FLN et, éléments du FIS, ont été fournis, et d’ajouter en déclarant que “Je conseillais toujours contre l’utilisation de la violence, et j’ai toujours pensé qu’une alliance entre le FIS et le FLN, mèneront le pays à la sécurité, sans troubles et sans chocs “. Ibrahimi a rappelé qu’il avait informé l’ancien président Chadli Ben Djedid au palais des Pins Maritimes de la proposition du FIS, à cet effet, il a décidé d’organiser une rencontre entre le premier et Hanachi, pour lui expliquer l’idée. Il a également indiqué que le chef du renseignement militaire, a demandé à le rencontrer après cela, mais cette rencontre n’a pas eu lieu. Après quatre jours de l’incident, Chadli a démissionné du pouvoir avant que les concessions du FIS, n’arrivent. Avant cela, M. Ibrahimi a révélé qu’ au moment d’une entrevue avec le président Chadli dans son bureau, Bouteflika, est entré, alors qu’il occupait le poste de conseiller du ministre pour une entrevue avec le président de la République. Bouteflika a remis un chèque à Chadli, mais le président Chadli lui demanda: c’est quoi ça? Bouteflika, lui a répondu que ce chèque dont les sommes sont estimées à des millions, ” ce qui reste des budgets des ambassades d’Algérie à l’étranger”, et à chaque fin d’année, on le vire dans un compte à Genève.