Juppé: “” Il ne faut pas avoir peur des aspirations des peuples arabes “”
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a affirmé mardi devant le Forum pour l'Avenir réuni à Koweït qu'il ne fallait pas craindre “les aspirations des peuples” arabes à la démocratie et aux réformes.
“Aujourd’hui, un an après le début du “Printemps arabe” (…) nos États ici rassemblés montrent qu’il ne faut pas avoir peur des aspirations des peuples et des sociétés civiles”, a déclaré Juppé dans un discours à l’ouverture de ce Forum, rassemblant des représentants des gouvernements et de la société civile.
“Au contraire, nous devons les accompagner, en promouvant les principes de la démocratie et des droits de l’Homme”, a-t-il ajouté.Des représentants de quarante pays, dont une bonne moitié d’Arabes, participent à ce Forum visant à promouvoir les réformes et le rôle de la société civile.
S’exprimant également à l’ouverture du Forum, l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, s’est déclaré certain que “nos pays sont capables de surmonter les circonstances actuelles (…) tout en prenant en compte les aspirations légitimes de nos peuples”.
Pour sa part, le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah Khaled al-Sabah, a affirmé que son pays “suit avec une grande inquiétude les événements en Syrie et au Yémen”, et souligné “notre respect total de la volonté et des choix de nos peuples”.
Le Forum pour l’Avenir est une initiative commune des États membres du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d’une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe.
Lancé lors du sommet du G8 en 2004, le Forum pratique un dialogue parallèle qui permet aux membres de la société civile de s’exprimer au sujet des réformes et de travailler à leur mise en œuvre avec le gouvernement.
Juppé effectue une tournée régionale qui l’a mené en Turquie, aux Émirats Arabes Unis, en Arabie saoudite et au Qatar, au cours de laquelle il évoque notamment le dossier syrien et le ” Printemps arabe “.