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Juppé réitère le refus de son pays de s’excuser pour ses crimes coloniaux

الشروق أونلاين
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Le ministre français des Affaires étrangères et européennes, Alain Juppé a réitéré la position de son pays refusant toujours de s’excuser auprès des Algériens des crimes commis par la France lors des 132 ans de l’occupation française de l’Algérie. Il a, par ailleurs, appelé les deux parties à oublier le passé et se tourner vers l’avenir.

 

 Abordant les questions liées à la mémoire commune entre les deux États, en particulier les problèmes ayant une relation avec la colonisation,  Juppé a rappelé l’appréciation du président Nicolas Sarkozy sur la colonisation, en disant qu’« elle avait un caractère injuste », et a fait savoir que l’attitude de repentance n’était pas « en débat » en France. « Nous ne sommes pas sur ce chemin », a-t-il soutenu à ce propos, ajoutant que « la situation est claire de part et d’autre ». « Nous sommes des hommes tournés vers l’avenir », a-t-il enchaîné.  Juppé a encore indiqué, en marge de cette conférence de presse, que lors de son entretien avec le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, à propos du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, en 2012, les deux parties « ont exprimé leur volonté commune de faire en sorte que les extrémistes des deux côtés ne ravivent pas inutilement les vieilles blessures ». Sur un autre plan, Alain Juppé, a démenti toute implication de l’Algérie dans l’acheminement de mercenaires en Libye, qualifiant d’ « infondé » ce genre d’accusation. Le ministre français a fait savoir que lors des entretiens qu’il a eus avec Medelci et avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, il avait eu à constater « l’attachement » de l’Algérie aux résolutions de Conseil de sécurité, qualifiant du coup des informations sur une prétendue implication de l’Algérie dans l’acheminement de mercenaires en Libye d’ « accusation infondée ».  Juppé a expliqué, en outre, que l’intervention française en Libye s’inscrivait dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’Onu, visant non seulement, a-t-il dit, à imposer une zone d’exclusion aérienne mais aussi la protection des populations civiles locales. Il a toutefois souligné que « l’intervention militaire en Libye n’était pas une fin en soi », soutenant, dans ce cadre, que la France était pour « une solution politique ».  Juppé était arrivé mercredi soir à Alger pour une visite de travail de deux jours, à l’invitation de son homologue algérien, Mourad Medelci. 

 

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