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Juristes: “La Constitution ne changera rien à la vie politique et économique”

Juristes: “La Constitution ne changera rien à la vie politique et économique”
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Amar Khebaba, opposant politique

Les visions des juristes interrogés divergent sur le projet de révision de la Constitution approuvé par 499 parlementaires.

Pour certains, ce texte ne changera rien à la vie des Algériens, non plus à la vie politique, économique et sociale du pays.

D’autres estiment eux qu’il constitue un renouveau national et une instauration de la deuxième république.

Du point de vue de l’avocat et opposant politique, Amar Khababa, la nouvelle constitution et les amendements opérés ne changeront rien, estimant que la prise en charge de certaines revendications, à l’image de la langue amazighe et l’installation d’une commission de supervisions des élections, ne sont que de la poudre aux yeux.

Pour lui, l’adoption de la Loi fondamentale par voie parlementaire est en soi un projet non constitutionnel mais celui d’un groupe donné, estimant que les consultations étaient réduites à des audiences d’écoute.

« La démarche était maladroite et la nouvelle constitution ne changera rien à la situation actuelle », soutient-il.

De son côté, Me Boudjemaâ Ghechir, a dit n’attendre plus rien après l’adoption dudit projet.

D’après lui, cette constitution tant attendue par les Algériens pour aller vers des réformes et la consécration de la démocratie ne renferme que des promesses qui ne seront pas concrétisées sur le terrain pour sortir le pays de sa crise aussi bien politique qu’économique.

« Le régime politique en place a lui-même décidé de ces amendements », souligne-t-il, avant d’ajouter que « la constitution est décevante dans la mesure où elle maintient le même régime fondé sur la loyauté».

Pour ce qui des articles relatifs à l’indépendance de la justice, Me Ghechir affirme qu’ils existaient déjà c’est ce n’est les quelques belles phrases qui ont été ajoutées. Ces derniers ne sont point, selon lui, réalisables du fait que le régime en place ne consacre pas le principe de séparation des pouvoir.

Par ailleurs, il a souligné que la loi devrait être le garant de la justice et non pas le Président.

En revanche, le juriste et membre du bureau politique FLN, Baâdji Abou El Fedl  a affirmé lui l’importance du texte quant au renforcement des libertés individuelles…

Pour lui, les amendements apportés à la nouvelle constitution contribueront à la consécration du principe de la séparation des pouvoir.

« Cette constitution constitue une renaissance de l’Algérie », soutient le membre du BP du FLN.

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Commentaires
0
  • slama

    Le peuple algérien n'est nullement intéresse par cette constitution. Il sombre de jour en jour dans la détresse.