Français

Kenya et Somalie vont combattre ensemble les shebab, leur “ennemi commun”

الشروق أونلاين
  • 230
  • 0

Le Kenya et la Somalie ont convenu de “combattre ensemble” les islamistes somaliens shebab, qui constituent leur “ennemi commun”, ont annoncé leurs deux Premiers ministres à l'issue d'une réunion lundi à Nairobi.

 

“La menace posée par les shebab constitue un ennemi commun au Kenya et à la  Somalie et elle doit être combattue conjointement, avec l’aide de la communauté  internationale”, affirme le communiqué.

Cette déclaration commune vise à dissiper le malaise créé la semaine  dernière par le président somalien Sharif Cheikh Ahmed, qui avait critiqué  l’entrée sur le sol somalien à la mi-octobre de l’armée kényane pour  neutraliser les insurgés shebab.

Les deux gouvernements ont décidé de créer un comité conjoint de  coordination de haut niveau, poursuit le texte.

“Le gouvernement somalien soutient l’activité des forces kényanes, qui est  coordonnée par le gouvernement fédéral de transition (somalien) et qui est  menée dans un esprit de bon voisinage et d’unité africaine”, affirme le  communiqué.

Cette déclaration conjointe a été publiée à l’issue de discussions entre le  Premier ministre somalien Abdiweli Mohamed Ali et son homologue kényan Raila  Odinga.

Les deux pays s’engagent à partager leurs informations militaires, et à 

faire campagne conjointement pour solliciter une aide accrue de la communauté  internationale à leur lutte contre les insurgés islamistes, qui contrôlent  aujourd’hui la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie.

Nairobi et Mogadiscio demandent notamment que “la communauté internationale  assure toute la logistique et le financement nécessaire pour un blocus du port  de Kismayo jusqu’à ce que les shebab soient expulsés” de ce bastion dont ils  tirent l’essentiel de leurs revenus.

Les deux pays demandent également que “des troupes supplémentaires de (La  force de l’Union africaine en Somalie) l’Amisom soient fournies pour être  installées dans les zones libérées du sud de la Somalie”, sous la supervision  d’un comité conjoint.

Cette force de paix composée aujourd’hui de 9.000 soldats ougandais et  burundais est installée aujourd’hui exclusivement à Mogadiscio, sous les  auspices de l’Union africaine, pour protéger le fragile gouvernement de  transition somalien.

Enfin le gouvernement somalien “va demander à la Cour pénale internationale  d’engager immédiatement une enquête pour crimes contre l’humanité commis par  les shebab”, indique encore le texte.

 

 

مقالات ذات صلة