Kofi Annan essaye de proposer des solutions alors que les violences continuent.
Le Commandant de l’Armée Syrienne Libre, le Colonel Riad Al-Assaad a décris la visite de l’envoyé spécial de l’ONU comme étant inutile soulignant que ça ne servira à rien de chercher un cessez le feu sans imposer au régime syrien un arrêt immédiat de sa machine à tuer contre son propre peuple.
Assaad a appelé samedi la communauté internationale à traduire les paroles en actes soulignant que la politique de destruction et d’assassinats collectives ne s’arrête pas. Assaad dira que le monde donne que d’occasions pour le régime de Bashar Al-Assad à commettre plus de crimes contre son peuple.
A cet égard, l’opposition et à travers son représentant a critiqué la manière avec laquelle Kofi Annan a présenté le dialogue en Syrie après le bain de sang que le régime a commis contre des enfants, des femmes et des personnes âgées.
Sur le terrain, une dizaine d’officiers de haut rang de l’armée régulière, dont quatre généraux et deux colonels, ont fait défection et sont arrivés vendredi en Turquie, selon l’agence officielle turque Anatolie et l’opposition syrienne.
Sur le plan diplomatique, le président syrien qui recevait M. Annan, pour sa première visite à Damas depuis sa nomination en février comme émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, a dit que “la Syrie est prête à faire réussir tout effort sincère pour trouver une solution” à la crise.
Il a averti que “tout dialogue ou processus politique ne peut réussir tant qu’il y a des groupes terroristes qui œuvrent pour semer le chaos et la déstabilisation en s’attaquant aux civils et aux militaires”, selon l’agence officielle Sana.
M. Annan, lui a, pour sa part, exprimé sa “profonde préoccupation” à propos de la sanglante répression de la contestation, selon un communiqué de l’ONU à New York.
Il lui a également fait “plusieurs propositions” pour mettre un terme aux violences qui ont fait quelque 8.500 morts depuis un an, en majorité des civils tués dans la répression, d’après l’OSDH.
L’opposition de son côté dit avoir pris les armes pour défendre les civils et rejeté tout dialogue avec M. Assad dont elle exige le départ.
Selon Ban Ki-moon, le patron de l’ONU, la mission de M. Annan soutenue par la communauté internationale et la Russie, a pour priorité “un cessez-le-feu immédiat”, “une solution politique globale” et “un accès et une aide humanitaires”.
Enfin, Echorouk a essayé de contacter les fonctionnaires de l’ambassade d’Algérie en Syrie, afin de se renseigner sur les dispositions prises par l’ambassade pour faire face à de nouveaux développements dans la question syrienne ainsi que sur l’état dans lequel se trouvaient les membres de la communauté algérienne en Syrie.