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La BM et le FMI redoutent une poursuite de la crise de pétrole!

الشروق أونلاين
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La Banque mondiale (BM) s’est penchée sur le recours au financement non-conventionnel en Algérie qui aura, selon elle, des répercussions sur la situation économique et sociale et mis en garde contre la croissance d’inflation et de la baisse du PIB à moyen terme.

Avant même sa publication au Journal officiel (JO), la loi sur la monnaie et le crédit s’est vue accordée  une bonne partie dans le rapport établi par la Banque mondiale, dont le financement non-conventionnel a été évoqué dans l’un de ses chapitres.

“Cette nouvelle politique est susceptible de lever -à moyen terme- la pression et les problèmes sur les dépenses publiques mais elle pourrait éventuellement retarder l’application des réformes structurelles qu’a besoin l’économie algérienne actuellement”, a indiqué la BM.

La Banque mondiale ,qui prévoyait la chute des réserves de change du pays en dessous de la barre des 100 milliards de dollars, estime que l’option prônée par le gouvernement Ouyahia en faveur de ce financement devrait accentuer le problème d’inflation et provoquer une baisse sensible du PIB à moyen terme.

 La BM prévoit également une accentuation de la grogne sociale à cause de la hausse des impôts et de la hausse du taux de chômage chez les jeunes.

Le même document n’a d’ailleurs pas manqué de se pencher sur l’intention des autorités algériennes de revoir le système des transferts sociaux, estimant que cette nouvelle politique exige d’abord la réunion d’un certain nombre de conditions pour son succès, entre autres un meilleur système de protection sociale, un système plus précis des transferts financiers ainsi que l’accompagnement du nouveau mode de subventions à travers une importante campagne médiatique de sensibilisation.

Par ailleurs, le document prévoit aussi la poursuite de la tendance baissière du PIB pendant les deux prochaines années, lui qui a connu une hausse de 3.8% en 2014, pour baisser un an plus tard à 3.7%, puis à 2.2% en 2016. Il devra atteindre 2% en 2018 puis 1.5% en 2019. 

Contrairement aux prévisions du gouvernement, le rapport a relevé que le déficit du budget de l’Etat devrait reculer à 11.5% fin de l’année en cours, pour s’établir respectivement à 7.3% et 5.7% en 2018 et 2019.

Le “FMI” met en garde contre la poursuite de la crise du pétrole

Le Fonds monétaire international (FMI) a mis le gouvernement algérien en garde contre les effets de la baisse des cours de pétrole sur l’économie nationale, préconisant ainsi d’aller vers une diversification de sorte d’éviter davantage de risques financiers.

En outre, l’institution monétaire n’a pas caché ses craintes quant à une baisse des prix de pétrole à moyen terme et la crise financière que cela puisse générer principalement pour les pays exportateurs.

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