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La bureaucratie a fait fuir 200 000 «cerveaux» vers l’étranger

الشروق أونلاين
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C’est ce qu’a dévoilé le président de la Ligue internationale des compétences algériennes à l’étranger, le Dr Mohamed Benkharouf.

Précisant que non seulement la bureaucratie en est la première cause mais également les conditions économiques et politiques ont fait  que nos cadres quittent le pays et qu’en revenant offrir leurs services gratuitement, ils se les sont vu refuser par nos responsables car leurs diplômes ne sont pas équivalents à l’exemple de Ould Abbès, l’ex-ministre de la Santé.

En outre, dans une déclaration à notre quotidien, il a ajouté que le nombre de  «cerveaux » qui ont quitté le pays durant ces dix dernières années dépasse de loin celui de ceux qui l’ont quitté pour raison sécuritaire dans les années 90 et qu’ils occupent des postes importants dans des institutions de haut niveau de l’enseignement supérieur et la santé en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

Selon l’un des fondateurs de la Ligue des cadres algériens, nouvellement créée et basée à Paris,  le nombre de médecins et de professeurs de l’enseignement supérieur hautement qualifiés dépasse les 70 000 dont 10 000 médecins exerçant dans les hôpitaux français.

Il s’est même vanté que les compétences algériennes sont mieux cotées que celles des autres pays européens et sont très recherchées surtout dans les domaines de la santé et de l’enseignement supérieur à cause de la langue et d’un passé commun.

En outre, il a exhorté les responsables algériens à accorder plus de facilitations à nos cadres installés à l’étranger pour leur retour et profiter ainsi de leurs compétences dans les différents domaines.

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