La Coordination nationale pour le changement et la démocratie: le problème n’est pas Bouteflika mais bien son entourage »
Les acteurs de la Cncd ont révélé aujourd’hui, samedi, qu’ils poursuivront les manifestations même s’ils n’obtiennent pas d’autorisation auprès des services de la wilaya d’Alger.
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Les initiateurs de la marche ont déclaré à la presse que « le dispositif mis en place par les forces de sécurité ont empêché les citoyens de répondre à l’appel du changement. »Le membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme et coordinateur au niveau de la Cncd, Moumen Khelil, n’a pas voulu se prononcer sur le nombre de manifestants ayant pris part à la marche, mais a dit : « Nous attendons que les Algériens viennent en masse pour dire à ce système qu’ils ont le droit d’organiser une marche dans la métropole et le pouvoir doit savoir, qu’à partir d’aujourd’hui, que les règles basées sur le totalitarisme ne seront plus acceptées par les citoyens. »
Ali Yahia Abdennour : « Le problème n’est pas Bouteflika »
Le président d’honneur de la Ligue nationale pour la défense des droits de l’Homme, Ali Yahia Abdennour, a déclaré que le vrai problème de l’Algérie n’est pas le président Bouteflika, mais bien son entourage, sans pour autant nommer les parties visées.Ali Yahia Abdennour a affirmé à la presse qu’il est impossible de dire que la marche a été une réussite ou bien un échec au vu du dispositif sécuritaire mis en place par la DGSN, estimé à 40 000 policiers. A une question relative à ce sujet, Ali Yahia Abdennour a répondu que « si on nous autorise à marcher avec la levée du dispositif sécuritaire, et là si le peuple ne vient pas alors on dira que la marche est un fiasco. » L’orateur a affirmé que la Coordination nationale pour le changement et la démocratie compte investir la rue chaque samedi et si nécessaire même le vendredi.»
Mostefa Bouchachi : « la Coordination adoptera une nouvelle méthode après la levée de l’état d’urgence »
Mostefa Bouchachi a annoncé qu’une nouvelle stratégie sera adoptée par la Cncd, si jamais le président Bouteflika venait à lever l’état d’urgence, tel qu’il l’a décidé. Bouchachi s’est réservé de parler de cette stratégie qu’il a annoncée, affirmant par la même occasion que la Coordination se réunira après la marche pour trancher quant aux choix disponibles. »
Rebaïne : Le gouvernement doit dialoguer pour garantir un changement pacifique
Le président du Parti Ahd 54 , Fawzi Rebaïne, et à partir de Blida, a interpelé le gouvernement sur la nécessité d’ouvrir un dialogue avec tous les courants politiques en vue d’un changement pacifique, notamment avec les propositions présentées par les partis politiques activant sur la scène nationale, mettant l’accent sur l’ouverture du dialogue à travers l’ouverture des médias… »