La crise du carburant gagne l’Ouest: les hallabas en profitent !
Les wilayas de l’Ouest algérien vivent depuis quelque temps une crise de carburant. Les stations d’essence ont connu un rush sans précédent des automobilistes qui craignent t même des «débordements» si jamais le problème persiste.
A Naâma, d’énormes files d’attente se constituent aux niveaux des stations-service. Les pompes d’essence, prises d’assaut dès l’aurore, connaissent une anarchie indescriptible et de récurrentes altercations entre des automobilistes zélés qui font usage de la force pour imposer leur loi en l’absence des services de sécurité. Automobilistes, taxieurs et usagers de la RN 6 ont qualifié la situation de chaotique et humiliante dans un pays classé parmi les premiers producteurs du pétrole.
Echorouk a appris des responsables de quelques stations, après que ces dernières s’approvisionnaient de la base principale de Remchi à Tlemcen, l’approvisionnement en carburant a connu une baisse.
La crise de carburant a atteint son apogée dans la ville de Saïda, eu égard à l’importante affluence enregistrée dans les différentes stations-service où l’on enregistre de longues files de véhicules bloquant considérablement la circulation automobile. La colère des citoyens a paralysé le trafic routier, chose qui a engendré quelques escarmouches entre citoyens, automobilistes et les employés des stations-service.
Cette polémique a pris des proportions inquiétantes à Oran, où les Oranais vivent depuis deux jours hystériquement à cause des longues files d’attentes et mettent plusieurs heures afin d’accéder à la pompe, et parfois en vain. Un seul scénario caractérise la ville : des queues interminables des véhicules, dont certains ont été contraints de passer la nuit devant les stations pour remplir leurs réservoirs.
«Nous sommes ici depuis l’aurore, pour obtenir quelques litres de carburant, nous permettant de nous déplacer, certaines stations-service se sont transformées en boutiques proposant tous les accessoires du véhicule sauf le carburant», s’indigne un citoyen.
Certains ont affirmé que nos raffineries ne répondent pas aux besoins des pompes, d’autres ont révélé que cette crise est due aux «hallabas», qui ont pris d’assaut les stations-service ces derniers jours, qui viennent de partout pour s’approvisionner en carburant de quoi alimenter 15 à 20 véhicules.