La France n’est pas prête à présenter des excuses à l’Algérie
Plus d’un Français sur deux (52%) est favorable à ce que la France présente des excuses aux Algériens.
D’ailleurs, le président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel a dit souhaiter que le président français, François Hollande reconnaisse les « crimes » de la France dans la guerre d’Algérie.
Cet appel ne semble pas trouver l’écho, étant donné l’administration française n’est pas prête du moins actuellement à présenter des excuses à l’Algérie.
La déclaration de l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié laisse entendre que Paris n’a pas l’intention de s’excuser auprès du peuple algérien.
Le diplomate français l’a fait savoir à demi-mot lors d’une visite la semaine dernière à Oran en compagnie de l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, pour célébrer le 98e anniversaire de la fin de la Ie Guerre mondiale.
Pour Emié, le président français a fait d’importants progrès en matière de la Mémoire.
« Ce qu’a fait François Hollande durant ces quatre dernières années est un progrès significatif en termes de discours», soutient le diplomate français.
En effet, ce dernier s’est contenté de relater des mots et expressions et non des actes.
Lors de sa première visite officielle en Algérie après son élection en mai 2012, François Hollande avait, faut-il le rappeler, dénoncé « un système colonial profondément injuste et brutal». Une expression qui est loin de ce que les Algériens attendent de leur colonisateur.
A l’occasion, Bernard Emié a tenu à évoquer l’évolution des relations entre l’Algérie et la France concernant la Mémoire, et c’en rappelant les visites effectuées par les responsables des deux pays, dont le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, côté algérien, et le secrétaire d’Etat français chargé des anciens combattants et de la mémoire, Jean-Marc Todeschini.
Des visites que l’opinion publique algérienne ne considère pas comme un événement important.
Quoique les relations algéro-françaises soient stables sous François Hollande, mais sa définition du colonialisme reste identique à celle de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.