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La grande épopée d' “Australia”

La grande épopée d' “Australia”

Huit ans après “Moulin Rouge”, le réalisateur australien Baz Lurhmann revient avec une super production “Australia”, déjà calibrée pour les Oscars. Le réalisateur s'entoure de son actrice fétiche Nicole Kidman et de Hugh Jackman pour relancer la mode du grand cinéma épique.

  • Baz Lurhmann frappe à nouveau ! Après le baroque «Roméo et Juliette» et le génialissime «Moulin Rouge», le réalisateur australien s’est lancé un défi à la hauteur de son talent. Grande fresque épique, romance autant que western et film de guerre, «Australia» s’annonce comme LE film de cette fin d’année. Les spectateurs y retrouveront la pâte d’un «Autant emporte le vent», mêlé d’ «Out of Africa» sur fond de Seconde Guerre Mondiale. Du grand cinémascope revendiqué.
  • Pour le pitch, Nicole Kidman, la sublime Satine de Moulin Rouge, interprète cette fois une aristocrate anglaise coincée, Sarah Ashley qui part en Australie retrouver son mari en charge d’une exploitation. Ce dernier assassiné par un rival, elle devra reprendre le flambeau. Bien sûr, la belle anglaise se déridera peu à peu au contact du bush australien et d’un certain convoyeur de bétail, Drover (Hugh Jackman, plus sexy que jamais).
  • Nouveauté dans le cinéma de Luhrmann, le réalisateur amène dans son film une dimension sociale en retraçant l’histoire douloureuse des aborigènes. Le narrateur de l’histoire, le jeune garçon Nullah, devient ainsi le reflet de ce qu’on appelle « les générations volées” . Enfant métisse, il est menacé d’être enfermé de force par le gouvernement dans une institution afin de le «débarrasser de sa sauvagerie».
  • La première partie du film est excellente et réserve des scènes très drôles. Baz Lurhman utilise à plein le comique de situation entre la collet monté Nicole Kidman (Sarah) et le rude cow-boy du bush Drover (Hugh Jackman). Fidèle à lui-même, le réalisateur prend le temps d’installer tout en douceur ses personnages. Surtout, il n’abandonne pas complètement le côté baroque qu’il sait si bien faire: la photographie est toujours aussi soignée, livrant des paysages australiens à couper le souffle!
  • La deuxième partie accuse, elle, quelques longueurs (le film dure 2h35). Mais le spectacle est toujours aussi grandiose. Le bombardement de la ville de Darwin et les multiples rebondissements de la fin closent le spectacle.
  • Attention, si la forme est superbe, le fond reste lui très classique, et n’évite pas les poncifs. Les amateurs du genre apprécieront certainement, les autres sont prévenus. Reste que la mission du film est pleinement remplie: on sort de la salle la tête remplie d’images et toujours plus amoureux de grand cinéma.
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