La lutte anti-terroriste au Sahel au centre d'un Forum à Alger
– Quelque 150 experts ont entamé mercredi à Alger une réunion de deux jours sur la lutte anti-terroriste et le crime transnational organisée autour du Sahel, dans le cadre du Forum global de lutte contre le terrorisme (FGLT), créé en septembre à New York.
“Nous devons être conscients du fait que nous ne serons pas toujours d’accord sur chacune des questions, mais ceux qui sont présents ici reconnaissent qu’il y a des besoins urgents et des défis non relevés et que chaque pays présent ici détient une expertise spécifique”, a relevé l’ambassadeur américain chargé de la lutte anti-terroriste Daniel Benjamin, lors de la séance d’ouverture.
Les axes de discussions sont orientés autour de cinq thèmes, a indiqué Sabine Nölte, directrice Générale chargée de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères du Canada qui co-préside avec l’Algérie le groupe de travail sur le Sahel: “la sécurité frontalière, la coopération entre les services de police, la lutte contre le financement du terrorisme, la coopération et le renforcement juridique et judiciaire et les engagements communautaires”.
Dans un discours lu en son nom à l’ouverture des travaux, le ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel a souhaité une coopération “féconde” entre les Etats pour parvenir à éradiquer ce problème et se concentrer sur le développement du Sahel.
Le FGLT, lancé les 22 et 23 septembre, est co-présidé par les Etats-Unis et la Turquie. Plusieurs groupes de travail technique régionaux sont en place, dont celui sur le Sahel qui se réunit pour la première fois au Palais des Nations, dans la banlieue d’Alger.
Alger avait par ailleurs abrité les 7 et 8 septembre une conférence sur le partenariat, la sécurité et le développement au Sahel qui avait permis de dégager un ensemble de principes d’un partenariat de développement et de sécurité entre pays sahéliens et partenaires occidentaux.
Enfin, depuis 2010, quatre pays (Algérie, Mali, Mauritanie, Niger) coopèrent dans le cadre du Comité des états-majors opérationnels conjoints (Cemoc) militaires, installé à Tamanrasset, dans l’extrême sud algérien. Ils ont développé la coopération dans le domaine du renseignement.