La revalorisation du SNMG touchera l'ensemble des travailleurs et des retraités
La revalorisation du SNMG (salaire national minimum garanti) touchera l'ensemble des travailleurs activant aussi bien dans la Fonction publique que dans le secteur économique public et privé, de même que les retraités, a assuré jeudi à Alger le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia.
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La tripartite (gouvernement, UGTA, patronat), réunie en sa 13e session, a décidé d’une augmentation de 25% du SNMG, qui passera désormais de 12.000 à 15.000 dinars, devant être effective à partir du 1er janvier prochain. Commentant cette augmentation, M. Ouyahia a souligné, dans une conférence de presse animée à l’issue des travaux de la tripartite, qu’elle contribuera à améliorer les conditions de vie et le pouvoir d’achat pour des millions de citoyens et de travailleurs. S’agissant du coût financier de cette revalorisation, le Premier ministre l’a estimé à environ 90 milliards de dinars, précisant qu’il englobe également le régime indemnitaire des travailleurs.
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M. Ouyahia a fait savoir, à ce propos, que le volume actuel de la masse salariale versée par l’Etat s’établit autour de 1.314 milliards de dinars. “La facture est, certes, lourde, mais les travailleurs sont dans leur droit de revendiquer une amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles”, a-t-il indiqué. Cette mesure d’augmentation touchera entre 200.000 et 300.000 employés concernés directement par le SNMG, selon M. Ouyahia pour qui le salaire minimum “sert de paramètre de référence pour beaucoup de calculs”.
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“C’est la raison pour laquelle les répercussions financières du SNMG engloberont des millions de travailleurs et de retraités”, a-t-il expliqué.
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C’est ainsi que M. Ouyahia a précisé que quelque 1,6 million d’employés de la Fonction publique et près de 500.000 travailleurs du secteur public économique bénéficieront de cette augmentation, en plus de près de 1,8 million de retraités.
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Interrogé sur les mécanismes prévus pour l’application de cette mesure, le Premier ministre a indiqué que le SNMG “est promulgué par la loi et mis en application par des textes réglementaires”, ajoutant que “quiconque n’appliquera pas cette mesure violera la loi”. “Les syndicats (au sein de l’entreprise) ont le rôle de dénoncer toute infraction à la réglementation”, a-t-il dit. A propos des syndicats représentés au sein de la tripartite, M.Ouyahia a évoqué une question de représentativité, rappelant que les pouvoirs publics ont toujours négocié avec les syndicats autonomes activant dans le secteur de la Fonction publique, dans un cadre bipartite.
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Concernant la mise à niveau des entreprises publiques, le Premier ministre a affirmé que l’Etat procède à leur assainissement financier, relevant que certaines d’entre elles “n’arrivent pas à soumissionner, car étranglées par la dette, mais aussi par des investissements massifs de modernisation”. Il a rappelé qu’au delà du soutien et de l’encouragement à l’investissement et à l’entreprise, la nouvelle démarche économique impulsée par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, tend à garantir aux entreprises locales un plan de charges et à faire désormais des programmes publics de développement un “véritable levier d’expansion et de promotion” de ces entreprises. Au sujet du retard accusé dans la promulgation de certains statuts particuliers de la Fonction publique, M. Ouyahia a imputé ce retard aux négociations “parfois compliquées”, en raison, a-t-il dit, de la spécificité de la réglementation en la matière et du souci de l’administration publique de faire respecter cette réglementation.