La sécheresse force 3.700 Somaliens à affronter les périls de la mer
Plus de 3.700 réfugiés somaliens ont traversé le Golfe d'Aden au péril de leur vie pour échapper à la sécheresse qui sévit dans leur pays, a annoncé vendredi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
“Le Yémen constate un fort accroissement du nombre de réfugiés somaliens arrivant sur des embarcations de fortune à travers le Golfe d’Aden” a déclaré Adrian Edwards, porte-parole du HCR.
“Plus de 3.700 réfugiés somaliens ont débarqué sur les côtes yéménites au mois d’août” a-t-il poursuivi.
Ce chiffre marque un bond impressionnant par rapport aux 15 réfugiés qui ont traversé le Golfe durant l’année 2010. “C’est la preuve du désespoir des réfugiés qui ont choisi de fuir au Yémen lui-même affecté par une forte instabilité”, a ajouté M. Edwards.
“Les nouveaux arrivants ont dit à notre personnel qu’ils avaient fui la Somalie à cause de l’absence de sécurité, d’une grande sécheresse, de l’envolée du prix des denrées alimentaires et de l’absence d’emplois”, a-t-il souligné.
Le voyage par mer est très dangereux. Deux Somaliens, dont l’embarcation s’est renversée, sont morts noyés lundi.
“Malgré cela, de nouvelles arrivées de Somaliens sont attendues au Yémen dans les mois à venir. Nous pensons que plusieurs de ceux qui ont fui leurs maisons attendent à Bossasso (nord) que la mer se calme pour faire la traversée”, a indiqué M. Edwards.
Parallèlement à l’augmentation de l’afflux vers le Yémen, la circulation à l’intérieur de la Somalie ou vers le Kenya s’est réduite. On a enregistré 200 entrées par jour à Mogadiscio en août contre un millier en juillet.
Selon le HCR, du fait de l’insécurité dans la capitale, il n’y a pratiquement pas eu de déplacements dans les quartiers de Mogadiscio qui étaient contrôlés par les milices proches d’Al-Qaïda des shébab.