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La valse de Valls: il n’a pas gagné les Algériens et les Français insatisfaits

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La valse de Valls: il n’a pas gagné les Algériens et les Français insatisfaits

La visite en Algérie du Premier ministre français, Manuel Valls, a dévoilé deux discours contradictoires, l’un destiné aux Français et l’autre aux Algériens, déjà sous le coup de la colère après que notre ministre de l’Industrie, Abdeslem Bouchouareb ait été traîné dans la boue par une certaine presse française après les révélations des «Panama Papers».

Avant de s’envoler pour Alger, Manuel Valls avait exprimé sur Twitter, pour la consommation locale française,  ses profonds regrets concernant la décision algérienne de refuser les visas aux journalistes du Monde et de Canal+ qui devaient couvrir sa visite, affirmant qu’il aborderait le sujet avec l’exécutif algérien dans l’amitié et la franchise et que rien ne doit nous faire dévier de cette alliance stratégique, car l’amitié va de pair avec la franchise et le fait de se dire les choses très directement, mais aussi à se comprendre les uns et les autres.

Mais sitôt arrivé à Alger, Manuel Valls est devenu un autre homme et a même changé de ton en déclarant dans un discours après son entrevue avec le président Bouteflika qu’il a un grand respect pour notre Président et qu’il le soutenait.  

Pour rappel, le quotidien Le Monde avait publié le 5 avril en sa Une la photo du président Abdelaziz Bouteflika parmi les dirigeants mis en cause, avant de se raviser en précisant que le nom du chef de l’Etat algérien n’apparaît pas dans les «Panama Papers».  

Pour résumer, on peut dire que le Premier ministre français a joué sur les deux tableaux, un savant mélange de diplomatie et  d’affaires. En effet, ce voyage a été marqué par l’affaire des révélations des «Panama Papers» et le refus des visas et les affaires économiques.  

Ce dernier a signé en deux jours plus d’une dizaine de contrats avec Alger, dont le plus gros est celui d’Alstom, entreprise spécialisée dans la construction de tramways et de trains, sans oublier bien sûr celui de la mayonnaise avec les huiles Lesieur. Mais malheureusement, ni Air Liquide, ni PSA n’ont concrétisé leurs contrats.

La visite de Valls en Algérie a aussi peut-être d’autres intentions, plus politiques celles-ci, car les présidentiables français savent qu’un voyage en Algérie est impératif et incontournable, à l’image de Hollande en 2010 ou Sarkozy en 2006, même Juppé s’est prêté à l’exercice en février dernier car la proximité entre les deux pays est géographique, historique et stratégique.

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