La visite de Bouteflika dans l’Hexagone au cœur des discussions entre Medelci et Kouchner
L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, a révélé hier que la visite du président Bouteflika dans l’Hexagone sera un des principaux points qu’aborderont les chefs de la diplomatie des deux pays, lors de la tenue de la réunion des ministres des affaires étrangères au siège de l’ONU. Cette visite était attendue en automne 2009 avant son report par Abdelaziz Bouteflika pour après 2010.
- Si l’ambassadeur français espère beaucoup de la rencontre des chefs de la diplomatie des deux pays, Kouchner et Medelci, selon ses propres propos lors d’un point de presse au centre culturel français de Tlemcen, il affirme que l’affaire de l’assassinat des six moines n’influera pas sur la qualité des relations franco-algériennes. Driencourt soutient que «ces relations bilatérales sont très particulières, comparés aux relations qui lient la France à d’autres pays dans le monde», soulignant par la même que «la France a des rapports et des échanges avec l’Algérie dans tous les domaines, contrairement à d’autres pays où la relation se restreint à un seul domaine».
- L’ambassadeur espère qu’un terrain d’entente sera trouvé entre Kouchner et Medelci au sujet de la visite du Bouteflika en France, d’autant que cette visite qui a été reportée à maintes reprises, pourrait amener à revoir la relation bilatérale, a-t-il dit, sur fond de ce qui a été dit sur les raisons du report de la visite, particulièrement après le parti pris de la France pour le Maroc sur la question sahraouie ainsi que la dernière visite du souverain marocain en France, considérée par de nombreux analystes comme une perturbation dans la position algérienne.
- Xavier Driencourt a saisi l’occasion pour passer au crible les relations entre l’Algérie et la France, plus particulièrement dans le domaine économique. Il a révélé que l’investissement français en Algérie est en recul cédant du terrain à d’autres investissements, asiatiques notamment, ajoutant que «les investissements français dépendent des résultats de l’application de la loi de finances complémentaire et des mesures prises dans ce cadre». Driencourt exprime ainsi sa compréhension des motifs ayant poussé l’Algérie à prendre des mesures, dont la réduction des importations, surtout celles relatives aux véhicules, après la suppression des crédits à la consommation.