Laddh: «Des commissions versées aux rédacteurs de faux rapports sur l’Ahmadiyya!»
La Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (Laadh) a accusé quelques activistes des droits de l’homme de percevoir des « commissions » de certains pays et organisations étrangères pour établir de faux rapports sur l’Ahmadiyya.
La Laadh a indiqué qu’elle suive avec attention les rapports « transmis depuis l’Algérie vers certains pays et organisations occidentaux sur le resserrement de l’étau sur la secte ahmadite par les autorités du pays. Ces rapports sont une sorte de documents remis aux pays donateurs sans pour autant s’appuyer sur des enquêtes de terrain, non plus sur les témoignages des personnes arrêtées puis acquittées».
Dans son communiqué, la Ligue a exprimé son étonnement quant à « ces rapports erronés, notamment ceux établis par certains pseudo-défenseurs des droits de l’homme qui bénéficient d’un financement étranger effectué en dehors des voies légales et loin des principes des droits de l’homme et du droit international dans son volet relatif au financement étranger de la société civile. Depuis 2008, ils n’ont pas présenté leurs bilans financiers aux autorités compétentes du pays».
Elle fait savoir qu’à cet effet, elle ne « compte pas rester indifférente quant à ces dépassements des organisations donatrices, non plus à garder le silence éternellement», avant d’ajouter qu’elle tient « à informer tout le monde à l’intérieur et à l’extérieur du pays qu’elle prendra des décisions importantes et adéquates dans les mois à venir », soutenant encore que « ce financement étranger ne manquerait pas des fins malveillantes s’il ne passait pas par des voies légales en vigueur dans l’ensemble des pays développés».
Pour ce qui est des poursuites judiciaires à l’encontre des adeptes de l’Ahmadiyya, elle a noté que 90% d’entre eux sont acquittés, tandis que les noyaux principaux sont poursuivis pour collecte de cotisations sans autorisation des autorités compétentes conformément au droit international en vigueur dans l’ensemble des pays, y compris les États-Unis et les pays de l’Union européenne (UE).
Pour elle, la pauvreté et le besoin pressant d’argent sont les principales raisons ayant poussé la majorité des partisans de l’Ahmadiyya à adopter ce dogme.