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L’Algérie célèbre sa première Journée nationale de l’enfant

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Une année complète après la ratification de l’Algérie de la loi pour la protection de l’enfance, il reste encore 13 décrets d’application à promulguer pour que cette loi soit effective, ce qui fait de cette loi un corps sans âme.

Pour rappel, c’est dans le JO N°39 de la RADP du 19 juillet 2015 que la loi sur la protection de l’enfant a été signée par le président Abdelaziz Bouteflika. Après l’aval du Conseil d’Etat et le vote du Parlement, le président Bouteflika a promulgué la loi n° 15-12 du 28 Ramadhan 1436 correspondant au 15 juillet 2015, portant «protection de l’enfant».

Cette loi vient en effet après un forcing des associations de protection de l’enfance, en particulier celles militant pour les droits de l’enfant et la lutte contre l’exploitation, sous différentes formes, des enfants. Ainsi cette loi définit comme enfant «toute personne n’ayant pas atteint dix huit ans révolus». Cette loi prend également soin de bien détailler le type de danger auquel l’enfant peut faire face.

L’Algérie a célébré pour la première fois, après la ratification, la Journée nationale de l’enfant qui coïncide avec le 15 juillet de chaque année. Dans le cadre de cette célébration de la Journée nationale de l’enfant, le réseau Nada a organisé au Parc zoologique et d’attractions de Ben Aknoun, une journée de sensibilisation à la protection des enfants et leurs droits sous le slogan «L’enfant d’aujourd’hui, citoyen de demain».

Célébrée le 15 juillet de chaque année, cette journée a vu la participation du bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en Algérie, SOS-Village d’enfants de Draria, le Réseau arabe pour les droits d’enfant «Manara», Sonatrach et Naftal, les ambassadeurs accrédités en Algérie avec la présence de  600 enfants, accompagnés de leurs parents, venant de 20 wilayas dont, Annaba, Sétif, Blida et Alger.

Cette journée  a été rehaussée par la présence de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, qui a présidée les premières festivités officielles de la Journée nationale de l’enfant.

Pour sa part, le président de réseau Nada, Abderrahmane Arar, a dit que «depuis l’indépendance, l’enfant a une institution officielle qui le protège mais il y a un  renforcement sur le plan juridique et social et la participation de la société civile dans le système de la protection depuis le signalement jusqu’à la réponse qui touche l’enfant en danger et l’enfant délinquant».  

La journée sera marquée par l’organisation de débats mixtes entre parents et professionnels, des ateliers pour enfants et d’autres pour les parents sous les thèmes: «La protection des enfants contre les violences sexuelles et contre les risques d’Internet», des ateliers pratiques à travers des jeux comme: «Comment l’enfant va apprendre et connaître ses droits, ainsi que des victimes qui ont bénéficié d’un accompagnement viendront témoigner».

Les enfants vont s’exprimer autour de ce thème à travers le dessin et on choisira le meilleur. Il y aura aussi un ouvrage sous le thème à travers comment l’enfant vivra sa citoyenneté, son bien-être à travers ses droits. Selon l’Unicef, des efforts louables ont été consentis par les pouvoirs publics pour mettre en adéquation la législation algérienne avec la Convention relative aux droits de l’enfant.

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