L’Algérie recourt à l’emprunt extérieur
Le ministre des Finances Abderrahmane Benkhalfa, accompagné du ministre délégué chargé du budget et de la Prospective, M.Hadji Baba Ammi ont ouvert la porte de l’endettement extérieur, comme meilleure option pour financer les investissements en Algérie.
Lors d’une conférence de presse animée hier au siège de son ministère, M.Benkhalfa a abordé les premiers résultats de l’emprunt obligataire lancé depuis un mois .Ce dernier a précisé que les 20 premiers jours avaient été marqués par un très bon début, et des dizaines de milliards de dinars ont été collectés.
«D’ici trois ou quatre mois, nous arriverons à un rythme de dépenses qui correspond à nos recette, et ces la raison du gel de certains projets afin de donner la priorité aux projets en cours »,a-déclaré le ministre délégué ,Baba Ammi.
Interrogé sur le recours à l’endettement extérieur, ce dernier n’a pas écarté la possibilité : « En cas de recours à l’endettement, nous allons maintenir une dette soutenable qui sera destinée uniquement à financer l’investissement ».
«Il ne faut pas dire que l’endettement extérieur est interdit ou dangereux dans la mesure où tout dépendra de l’usage qui sera fait de cet endettement. Qu’il soit destiné aux projets à caractère économique ou à des infrastructures de base qui participent à l’attractivité des territoires et des investissements, l’endettement peut être utile pour continuer à investir dans ses segments»,a-t-il fait savoir.
«Le rythme des dépenses observé pour l’année 2015», sera poursuivi au cours de l’année 2016, dira Hadji Baba Ammi.