L’Algérie soumet un rapport à l’Onu sur ses aides à la Libye
Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel a dit que l’Algérie a accepté la demande des libyens d’ouvrir un point de passage pour que les aides humanitaires atteignent les territoires libyens, mais à condition que les aides passent par un seul point de passage qui est « Debdab ».
Abdelkader Messahel a tenu à rappeler que l’Algérie considère la feuille de route élaborée par l’Union africaine demeure la meilleure solution pour la sortie de crise en Libye.
Il a en outre réitéré la position de l’Algérie vis-à-vis la crise en Libye, en optant pour l’option de dialogue reliant les parties belligérantes.
Le ministre a également expliqué lors de la visite du haut commandant des forces américaines pour l’Afrique (Africom) effectué récemment en Algérie, le Général Carter Ham la position du gouvernement algérien vis-à-vis plusieurs questions, notamment celle de la Libye en refusant fermement toute ingérence dans les affaires internes des pays.
Il a dit que l’Algérie suit les développements en Libye avec inquiétude et a souligné que l’Etat algérien a opté dès le début de la révolte dans ce pays à une solution politique et au dialogue évitant que les armes ne soient entre les mains des groupes terroristes.
Il a même souligné que l’Algérie a adopté la feuille de route élaborée par l’Union africaine qui vise le cessez-le-feu, la protection des civils et à relancer le processus de dialogue interne regroupant toutes les parties libyennes concernées pour arrivée à une sortie de crise.
Le ministre a révélé qu’un rencontre entre l’Algérie, la Mauritanie, le Mali, le Niger ainsi qu’une délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis, de Russie, du Chine et des Etats d’Amérique Latine et d’Asie se tiendra à Alger le mois de septembre prochain qui rentre dans le cadre du renforcement de la coopération en matière du développement, de sécurité et de lutte contre la drogue.