Lamamra: Rabat sait comment améliorer ses relations avec Alger
« La construction de l’Union du Maghreb arabe n’avance pas manifestement à la vitesse nécessaire pour rattraper le temps perdu et s’ouvrir de nouveaux horizons en termes d’intégration économique », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra dans un entretien au mensuel Afrique Asie.
Le chef de la diplomatie algérienne a tenu à rappeler que l’Algérie était la première puissance économique de la région et qu’il est le seul pays du Maghreb à avoir ratifié 29 accords de coopération maghrébine sur un total de 38.
S’agissant de la situation de blocage que connaissent les relations bilatérales entre Alger et Rabat, Lamamra a souligné que celles-ci « ne sont pas réductibles à la seule question de la fermeture de la frontière terrestre ».
En outre, le ministre des AE n’a pas manqué de revenir sur la profanation de l’emblème national au niveau du Consulat général d’Algérie à Casablanca, en jugeant que « cet acte ait profondément heurté la conscience collective algérienne au moment où les peuples maghrébins ont tant besoin d’aspirer à davantage de solidarité et de se libérer de l’hégémonie du colonialisme ».
Il a également rappelé que les Frères marocains « savent bien ce qu’ils doivent faire pour que nos relations reviennent à la normale en attendant la résolution de la question sahraouie qui relève des prérogatives de l’ONU ».
Quant au paiement de rançons, le chef de la diplomatie a affirmé que même si un consensus moral et politique existe, sur le plan régional et international, quant à la condamnation de la prise d’otages et de l’extorsion de rançons, il n’a cependant pas encore été codifié dans un instrument juridique international de portée universelle.