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L’armée française compte ses morts en Algérie

الشروق أونلاين
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L’armée française compte ses morts en Algérie
D.R

En reprenant les chiffres confirmés par des historiens et académiciens, les autorités françaises ont annoncé la mort de 23 635 soldats tués lors de la Guerre d’Algérie (1er Novembre 1954 – 5 Juillet 1962), sans autant citer le nombre de victimes algériennes durant les 132 ans de colonialisme français (1830 – 1962).

D’après la carte qui dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire, l’Afrique demeure le continent où l’armée française a perdu beaucoup de soldats, dont 23 635 soldats tués en Algérie (1954-1962).

Selon le journal français Libération, la carte dénombre les chiffres des soldats de l’armée française tués lors des mouvements de libérations dans les pays vivant sous le joug du colonialisme français, dans des conflits au nom de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union européenne ou pour honorer des accords bilatéraux signés avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

«Dans le vocabulaire utilisé par l’armée française, les engagements post-1962 sont appelés «Opérations extérieures» ou encore «OPEX». L’origine de ce terme provient de l’époque coloniale (Théâtres d’opérations extérieures) mais cette différence de nommer les conflits pendant et après la période coloniale formelle n’est pas sans conséquence pour la façon de compter les morts. En effet, la mention légale “mort pour la France” attribuée à certains soldats n’est pas systématiquement donnée à tous les militaires morts en OPEX après 1962. Compter tous les morts pour chaque conflit a donc nécessité de se pencher sur plusieurs sources», a écrit Libération dans son édition de lundi 16 février.

Pour l’ancien chef d’état-major de l’armée de Terre française, Bernard Thorette, il s’agissait d’un «devoir de mémoire».

D’après la carte, l’armée française a enregistré sa plus lourde perte lors de la guerre d’Indochine (1945-1954) avec 57 938 soldats tués, tandis qu’elle a enregistré sa plus petite perte en Arabie saoudite avec 5 soldats tués (1990 – 2003).

Par ailleurs, il est mentionné l’existence de problèmes entravant l’obtention des chiffres précis sur les morts causés par l’armée française, avançant que peu d’historiens et d’hommes politiques des camps opposés parviennent à se mettre d’accord sur des chiffres précis ou même des ordres de grandeur et que les opposants de la France ne disposent pas forcément d’outils pour compter leurs pertes, ajoutant que compter des victimes civiles et militaires n’est pas la même chose et la différence de statut entre combattants est souvent floue.

« La seule carte qui serait envisageable de dresser serait celle du nombre de morts revendiqués par chaque camp. D’un côté, la France produit une estimation dans une fourchette très basse pour minimiser la portée de ses actions, de l’autre, le camp opposé peut avoir tendance à exagérer ses pertes pour montrer les effets dévastateurs de la présence française», peut-on lire dans l’édition de Libération de lundi. 

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Commentaires
1
  • sitahar

    LA FRANCE A PERDU TOUTES LES GUERRES DANS LE MONDE DEPUIS DES SIECLES.( n'est ce pas napoleon.petain et le reste )
    LES ALLEMANDS,LES ANGLAIS,LES VIETNAMIENS ET LES ALGERIENS LEUR ONT DONNE DE BONNES LECONS MAIS LE COLONIALISME ET L'IMPERIALISME SONT DE MAUVAIS ELEVES ET ILS NE RETIENNENT PAS LES LECONS !
    quant a l'occupation de l'algerie ,la france n'etait pas seule