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L'armée syrienne se déploie dans les régions de Homs et Idlib

الشروق أونلاين
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Les forces de sécurité du président Bachar al-Assad se sont déployées lundi 26 septembre à Qousseir, dans le gouvernorat de Homs, au centre du pays, ainsi que dans plusieurs villages du gouvernorat d'Idleb, près de la frontière avec la Turquie, ont rapporté des militants des droits de l'homme.

“La tension est grande dans la province de Homs. L’armée est déployée dans des villages de la région de Qousseir, où deux corps non identifiés ont été retrouvés dans le fleuve Assi”, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). “Il y a en outre des corps mutilés à l’hôpital national” de Qousseir, théâtre samedi d’opérations militaires au cours desquelles 12 civils ont été tués et 15 autres portés disparus, selon l’OSDH.

Au nord de Homs, “de nombreux barrages de la sécurité ont été dressés sur les routes menant à Al-Rastan, où des tirs de mitrailleuses lourdes étaient entendus ce matin”, ajoute l’OSDH. Des chars de l’armée syrienne avaient pilonné dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’Al-Rastan. Trois habitants d’Al-Rastan ont été blessés dans les tirs à la mitrailleuse des troupes qui encerclent la ville, ont indiqué des témoins. Des opposants ont dit avoir entendu de puissantes explosions. Des déserteurs de l’armée ont pris fait et cause pour les manifestants dans cette ville située sur la grand-route menant vers le Nord et la Turquie.

AUX QUATRE COINS DU PAYS

Dans le gouvernorat d’Idleb, dans le nord-ouest du pays, “des forces militaires et de sécurité ont pris d’assaut les villages à l’est de la ville de Saraqeb. Elles ont érigé des barrages et fait des recherches, arrêtant 17 personnes”, a indiqué l’OSDH.

Par ailleurs, dans la ville rebelle de Hama, à 210 km au nord de Damas, “un civil a succombé et trois autres ont été blessés par des tirs dimanche soir sur la route de Mhardé-Hilfaya”, a rapporté l’organisation.

Dans le sud, à Daël, dans la province de Deraa, où la contestation est née à la mi-mars, “des tirs intensifs ont été entendus toute la nuit après l’incendie du bâtiment du conseil municipal” attribué aux milices fidèles au régime, selon des habitants. Des manifestations estudiantines ont eu lieu dans plusieurs villes de la province.

L’agence de presse syrienne SANA a annoncé pour sa part la saisie “d’armes et de munitions” dans une maison à Nassib, dans le sud du pays, près de la frontière jordanienne. En outre, une voiture remplie “d’armes israéliennes et de charges explosives” a été decouverte à Homs.

CONDAMNATION DE LA France

A la suite de l’agression dont a été victime samedi son ambassadeur en Syrie, la France a protesté lundi contre Damas. “Nous condamnons cette agression. Les autorités syriennes sont responsables de la sécurité de nos personnels et c’est dans ce sens que nous avons protesté ce [lundi] matin auprès de l’ambassadrice de Syrie en France [Lamia Shakkour]”, a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valero.

Selon des témoins, l’ambassadeur de France en Syrie, Eric Chevallier, et sa délégation ont été la cible samedi matin de jets d’œufs et de pierres à l’issue d’un entretien avec le patriarche grec orthodoxe Ignace IV dans le quartier chrétien de la vieille ville de Damas.

Jeudi, l’ambassadeur de France s’était rendu à l’entrée de quatre écoles à Damas et dans sa banlieue pour exprimer “sa vive inquiétude” à la suite d’informations faisant état de manifestations lycéennes réprimées. Au grand dam du régime du président Bachar Al-Assad, le diplomate français comme son homologue américain ont effectué ces derniers mois plusieurs gestes visant à dénoncer la répression de la rébellion en Syrie.

 

 

 

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