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L’armée telle que conçue par les candidats à la présidentielle

الشروق أونلاين
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Echorouk

Les programmes des six candidats à la présidentielle du 17 avril prochain divergent au sujet de la relation entre la Présidence et l’institution militaire, notamment son implication en politique, dont ils préconisent à ce que son action s’effectue en fonction des lois la régissant.

En effet, plus d’un candidat a mis l’accent sur la nécessité de faire du statut du ministre de la Défense un poste civil et réduire la durée du Service national.

Pour le président du Front El-Moustaqbal, Abdelaziz Belaïd la relation entre la présidence de la République et l’institution militaire est une relation normale comme tout le reste des institutions de l’Etat,  dont la mission est définie par la Constitution.   

Le chargé de communication de sa campagne électorale, Raouf Mammeri a expliqué que le candidat Belaïd envisageait de réduire la durée du Service national, laquelle devrait être comptabilisée dans la retraite.   

Quant au président-sortant, Abdelaziz Bouteflika, le chargé de communication de sa campagne Abdesslam Bouchouareb a indiqué que la vision du candidat à l’armée était connue et elle continuait à œuvrer pour la professionnalisation de l’institution, la renforcer et la développer. Pour Bouchouareb, la relation entre la Présidence et l’institution militaire est assurée par la Constitution et que personne ne peut la changer.

Le président de AHD 54, Ali Fawzi Rebaïne a, quant à lui, affirmé que s’il était élu Président il ferait du poste du ministre de la Défense un poste civil tout en maintenant le statut du président de la République en tant que chef suprême des forces armées.

Le chargé de communication de sa campagne, Benallou Toufik a fait savoir que le programme du candidat de leur parti se focalisait sur une profonde réforme institutionnelle en prônant le principe d’indépendance des institutions, dont l’institution militaire sera tenue loin du champ politique. De plus, il opte pour la création d’une nouvelle stratégie d’armement et le développement des technologies de surveillance et des satellites.

S’agissant du Service national, Benallou a dit qu’il serait supprimé pour être remplacé par un Service civil.

Louisa Hanoune a, quant à elle,  estimé que l’armée doit être placée sous l’autorité politique qui a une légitimité populaire tout en maintenant le caractère républicain de l’ANP, optant également pour un ministre civil.

Le député PT, Ramdane Taâzibt a indiqué que la candidate du parti à la présidentielle optait pour la professionnalisation et la modernisation de l’armée pour être à même de faire face aux différents défis, expliquant que l’instauration de la IIe République vise plutôt à la préservation des acquis et les renforcer.

L’interlocuteur a ajouté que Louisa Hanoune a mis l’accent sur la nécessité de maintenir la loi interdisant à l’ANP d’intervenir en dehors du sol algérien.

« Nous ne deviendrons ni le Qatar ni le Pakistan du Sahel », a-t-il déclaré, prônant le maintien de la durée du Service national.

Moussa Touati a, lui-aussi, dit que la relation entre la Présidence et l’institution militaire demeure la même avec d’autres institutions. L’armée selon lui a  une mission définie par Constitution, à savoir la protection du pays et ses frontières.     

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