Le chef de l’Etat du Nigeria affirme prendre les choses « en main » concernant les 7 otages détenus par le Gspc-AQMI au Mali
Selon le nigérian Mahamadou Danda, présent en Suisse, lors du 13e sommet de la Francophonie, il y a réellement lieu d’attendre « les bonnes nouvelles », et les nouvelles concernant les sept otages détenus par le Gspc-AQMI, « c'est qu'ils sont en vie ».
- Après l’intercession ratée d’Amadou Toumani Touré, le président malien qui a tenté de jouer les incontournables entre les preneurs d’otages d’AQMI et les capitales occidentales, puis celle, militaire celle-là, de Mohamed Ould Abdelaziz, le chef d’Etat mauritanien, voilà que le chef d’Etat nigérian, cherche aussi à devenir l’interlocuteur de Sarkozy.
- Selon Mahamadou Danda, présent en Suisse lors du 13e sommet de la Francophonie, il y a réellement lieu d’attendre « les bonnes nouvelles », et les nouvelles concernant les sept otages détenus par le Gspc-AQMI, « c’est qu’ils sont en vie ». Le mécanisme pour faire en sorte qu’on les sorte de là est activé », a poursuivi Mahamadou Danda, mais en précisant ne pas pouvoir « en dire plus » car le dossier de la négociation « est géré directement par le chef de l’Etat », Goodluck Jonathan. Questionné sur les exigences des ravisseurs, « on n’a pas d’élément lié à leurs revendications », a-t-il dit.
- L’attention prêtée par les capitales occidentales à la prise d’otages, impliquant une « curieuse » réunion du G8 à Bamako, a fait en sorte que les présidents du Sahel, ou leurs voisins directs, en l’occurrence Touré, Mohamed Ould Abdelaziz et Jonathan, essayent de « gagner des points », tout en étant dans les bonnes grâces de l’Occident.
- Concernant Goodluck Jonathan, son intercession est difficilement imaginable, d’autant plus que les otages ont quitté le Niger pour le Mali, et que Jonathan lui-même est confronté à des noyaux de djihadistes se réclamant d’AQMI. Mais, il est vrai que par ces temps de « grenouillages extrêmes », toutes les bonnes nouvelles sont bonnes à prendre…avec des pincettes.