Le département de l’Intérieur gèle les prérogatives des walis et des chefs de daïras
Le gel devrait concerner la plupart des administrations locales, car le gouvernement entend éviter des dépassements qui pourraient entrainer un changement sur la liste des nouvelles désignations.
Des sources bien informées ont révélé que le ministère de l’intérieur et des collectivités locales a gelé les prérogatives des walis et des chefs de daïra en attendant l’annonce des nouvelles nominations et mutations relatives à ce corps. Le gel devrait concerner la plupart des administrations locales, car le gouvernement entend éviter des dépassements qui pourraient entrainer un changement sur la liste des nouvelles désignations.
Les mêmes sources ont indiqué que le ministère de l’intérieur a informé toutes les autorités locales du contenu de l’instruction stipulant le gel des prérogatives des walis, des chefs de daïra et des secrétaires généraux au niveau des deux instances administratives, excepté pour ce qui concerne les actions à caractère urgent, et qui ne peuvent attendre en raison de leur rapport direct avec les préoccupations quotidiennes des citoyens, ou de leurs éventuelles conséquences sur le fonctionnement normal des autorités locales.
Nos sources ajoutent que le mouvement qui devait intervenir la semaine dernière, du moins pour ce qui concerne les walis, a enregistré un certain retard, la liste devant être examinée plus minutieusement. Ce facteur a donc eu un impact sur l’annonce de l’autre liste inhérente aux chefs de daïra.
Le département de l’intérieur et des collectivités locales s’est penché une grande partie du mois de ramadhan sur le dossier du mouvement. Dans ce sens, le ministre de l’intérieur Dahou Ould Kablia, a indiqué il y a une dizaine de jours que le mouvement sera élargi.
La décision de l’intérieur de geler des prérogatives des walis et des chefs de daïra constitue, selon nos sources, une mesure préventive, qui a déjà été appliquée par le passé, destinée à éviter qu’un responsable local, qui s’apprêtant à quitter son poste, signe des décisions ou décide de mesures contraires à la loi. Ce scénario s’est déjà produit auparavant: des décisions irresponsables ont été prises par des responsables qui allaient partir.
Cette fois-ci, le mouvement est directement lié au programme de développement, le parachèvement du plan quinquennal précédent dans les meilleurs délais, et le lancement du prochain plan d’investissements publics pour lequel une enveloppe de 286 milliards de dollars est consacrée. Le gel des prérogatives des walis et des chefs de daïra indique clairement que l’annonce du mouvement est imminente.