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Le FFS assiste en spectateur à l’élection présidentielle

الشروق أونلاين
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D.R
Hocine Ait Ahmed, président du FFS

Dans une démarche hors du commun, le Front des forces socialistes (FFS) a annoncé vendredi à l’issue des travaux de son conseil en session extraordinaire qu’ «il ne boycottera pas, ne participera et ne soutiendra personne» aux élections qu’il juge de «non-événement».

La position du premier parti de l’opposition vis-à-vis du prochain scrutin d’avril 2014 en choisissant la neutralité a suscité moult d’interrogations en rejetant quasiment toutes les invitations d’autres formations ayant dépassé l’écueil des parrainages d’électeurs, à savoir en l’occurrence l’entourage du président-candidat ou le candidat indépendant Ali Benflis ou celle des autres qui soutiennent l’idée du boycott, à l’image du RCD.

«Ce scrutin n’est décisif que pour le système. Dans ces conditions, pour le FFS, participer est inconcevable. L’option du boycott, même si elle est respectable, ne constitue pas, à elle seule, une alternative», a affirmé vendredi le premier secrétaire du FFS, Ahmed Bettatache, lors d’un point de presse organisé au siège du parti à Alger.

Et Bettatache d’ajouter: «La démocratie ne sera pas au rendez-vous au lendemain de la présidentielle» et «le 18 avril prochain ne sera pas un moment de cohésion sociale; malheureusement, le fossé entre les institutions et les «citoyens» ne fera que se creuser davantage et l’État se délite chaque jour un peu plus».

Par ailleurs, le FFS a critiqué les décideurs du pays en déclarant: «Nous ne pouvons que regretter le maintien d’un système où les décideurs dans différentes sphères de décision continuent de tout se permettre après que les grandes puissances mues par leurs seuls intérêts stratégiques et économiques lui eurent déjà tout permis. Nous sommes toujours dans une république des décideurs où les élections ne sont qu’une formalité pour imposer leurs options».

«Le FFS ne compte toujours pas sauver le système au nom du patriotisme, mais il n’oublie toujours pas le patriotisme au nom de la démocratie», a ajouté le parti de Hocine Aït Ahmed en proposant comme solutions pour sauver le pays «consolider l’État, enraciner les libertés et défendre les pluralismes sans sauver le système ?» et de «refuser les radicalisations violentes». 

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