Le gouvernement en état d’alerte contre la fuite de capitaux
Le transfert illicite de capitaux constitue véritablement un réel casse-tête pour le gouvernement qui décide une fois de plus de rouvrir ce dossier.
En effet, le premier responsable de l’Exécutif, Abdelmalek Sellal, a convoqué la semaine dernière un Conseil interministériel auquel ont pris part les ministres concernés, à savoir le premier argentier du pays et le ministre du Commerce, Mohamed Djellab et Amara Benyounès.
En pleine réunion, le Premier ministre a annoncé l’état d’alerte et mis en garde contre le laxisme dont fait preuve les responsables censés renforcer le contrôle de circulation des capitaux.
Les démarches entreprises par le gouvernement, lors de plus de cinq réunions du Conseil ministériel, pour enrayer ce phénomène qui prend de proportions très inquiétantes s’avèrent inefficaces. Selon de chiffres officiels, le montant de capitaux transférés illicitement au cours de ces dix dernières années s’établit à hauteur de 18 milliards de dollars, soit 1.5 milliard par an.
Préoccupé par la tendance ascendante que prend la fuite de capitaux d’une année à une autre, Sellal n’a pas manqué de signaler le risque qui plane sur le pays, dans ce contexte marqué par la baisse de 50% de la manne pétrolière, due à la dégringolade des cours du pétrole sur les marchés internationaux.
En outre, il a noté ô combien ils sont importants pour l’économie nationale les sous qui rentrent dans les caisses du Trésor public, surtout quand on sait que notre pays tire 95% de ses revenus de l’exportation des hydrocarbures.
Lors de la réunion, Sellal s’est adressé directement au ministre des Finances, Mohamed Djellab en sa qualité du premier responsable des organismes en charge du contrôle de la circulation des capitaux.