Le ministère de l'intérieur enquête sur le recrutement d'agents de protection civile malades
Le ministère de l’intérieur et la direction générale de la protection civile ont ouvert une enquête sur les opérations de recrutement des agents de la protection civile sur concours nationaux organisés au niveau des différentes directions régionales.
Cette enquête a été diligentée suite à des informations que ses deux institutions ont reçues concernant le recrutement d’agents de la protection civile malades et qui ne répondent pas aux critères requis. Des sources bien informées de la direction générale de la protection civile ont révélé que le ministre de l’intérieur et des collectivités locale, Dahou Ould Kablia a demandé de la direction générale de la protection civile des explications sur les informations publiés par le journal Echorouk sur le recrutement d’agents de la protection civile malades au niveau de l’école nationale de la protection civile de Oum el Bouaghi ainsi qu’à la direction de Djelfa. Ces genres de recrutement sont strictement interdits par la loi. En effet, l’arrêté interministériel numéro 003704 du 29 aout 1993 qui défini les conditions de recrutement des agents de la protection civile interdit le recrutement de toute personne dispensée du service national pour des raisons médicales conformément à l’article 71 du règlement du service national. Un recrutement pareil est considéré comme une non reconnaissance de l’expertise médicale faite par le corps médicale militaire qui délivre la dispense de l’obligation du service militaire. Des sources fiables ont indiqué au journal Echorouk que la direction générale de la protection civile a dépêché une commission d’enquête à l’annexe de l’école nationale de la protection civile de Oum el Bouaghi qui a recruté 15 agents de la protection civile alors qu’ils ne répondent aux critères de la santé. Ainsi, 12 agents ont subi des examens d’ophtalmologie alors que trois autres ont été examinés par un médecin généraliste. Les rapports médicaux de ces agents ont été envoyés au directeur général de la protection civile en personne. Les mêmes sources ont assuré au journal Echorouk que le cabinet du ministre de l’intérieur a exigé de la direction général de la protection civile un rapport détaillé sur cette affaire rendue publique par le journal Echorouk. Ce dernier, rappelons-le, a rapporté qu’un rapport médical rédigé par un expert judiciaire assermenté a relevé plusieurs décès parmi les agents de la protection civile. Dans ce contexte l’expert, cite le cas d’un jeune agent décédé suite à une crise d’asthme au port d’Alger. Le directeur général de la protection civile, le colonel Mustapha Lahbiri, a indiqué dans un appel téléphonique à Echorouk que les agents en questions feront l’objet d’une expertise médicale. En outre, il a affirmé que la loi sera appliquée si cette expertise prouve qu’ils sont atteints de maladies chronique. Dans ce cas, explique-t-il, ils seront envoyés en retraite pour accomplir d’autres fonctions conformément à la loi.