Le ministère de Temmar secoué par un scandale…Un E-mail adressé à une société Suisse serait derrière l’ouverture d’une enquête
Des sources bien informées ont révélé à Echorouk que les services de securité ont ouvert, le week-end dernier, une enquête sur une transaction suspecte sur les prestations de services conclue à l’amiable entre l’Institut national de productivité et de développement industrielle, appartenant au ministère de l’industrie et de la promotion de l’investissement à Boumerdes, et la société Suisse « Sarl Fidossam » en date du 11 avril dernier. Les deux parties ont conclu un contrat pour la formation des cadres pour une période de 28 jours.
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Selon les documents en notre possession, les responsables à la tête de l’institut, et qui font l’objet d’une enquête, ont délibérément fait abstraction de quelques textes juridiques régissant les transactions publiques. En effet, et même si la transaction en question a coûté au trésor de l’institut, selon les premières estimations de la facture dont Echorouk détient une copie, 894, 75 47 Euros, toujours est-il que ces responsables ont trouvé utile de la conclure à l’amiable, signant ainsi un contrat avec la société Sarl Fidossem, et ce sans le soumettre à la commission compétente du suivi et de l’étude des transactions au niveau de l’institut avant l’annonce de l’appel d’offre.
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Selon le contenu du contrat signé par les deux parties, et qui comprend 13 articles, le coût pour une seule journée de formation des cadres de l’institut assurée par la société Sarl Fidossem pour une durée de 28 jours sans compter les taxes est estimée à 1300 Euros, sachant que les taxes globales de la transaction, et estimée à 24 %, est mise sur le compte du cadre selon les clauses du contrat relatives aux dépenses. Cela a attiré l’attention des services de la sécurité pour enquêter sur le respect de la société des termes régis dans l’accord, et si les services ont entièrement été fournis. Les enquêteurs ont aussi cherché à connaître après les raisons qui ont poussé les responsables de l’institut à conclure cette transaction avec des bureaux d’études étrangers au lieu des écoles algériennes, qui portant assurent les mêmes formations spécialisées sur le système de qualité de la comptabilité et finances selon les critères IAS/ IFRS.
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Selon nos sources, les enquêteurs ont découvert que parmi cadres qui ont bénéficié de cette formation, des personnes qui ont des fonctions libérales en ont bénéficié et ces derniers font l’objet d’une enquête pour savoir si elles possèdent ou pas des contrats les liant avec cet institut. En plus de cela, pour savoir aussi si retraités, ou bien sur le point de l’être et autres, qui ne dispose que d’un accord à durée limitée, et évidemment si l’institut paye toutes les charges en devise.
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Par ailleurs, et selon la correspondance du directeur des études de l’institut, dont Echorouk en a obtenu une copie, adressée au gérant de la société Sarl Fidossem et en même temps chargé de la formation, l’institut n’aurait versé à la société que 26000 Euros sur un total de 36400 Euros hors taxes. L’auteur de la correspondance a justifié le non paiement de cette somme par l’obligation de la société Suisse à assurer tous les services convenus selon les clauses du contrat, en plus des défaillances pédagogiques, ce qui laisse planer le doute quant à véracité de la valeur des services fournis.
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Les enquêteurs de la sécurité ont lu le message électronique que le gérant de la société Suisse a adressé au directeur de l’institut, un message dans lequel le destinataire accuse l’un des responsables de l’institut d’avoir exercé sur lui une pression pour lui verser des sommes d’argent.
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L’enquête sur cette affaire qui a secoué la maison de Temmar, et il est certain que le voile sera levé sur d’autres scandales non moins graves que celui-ci, et qui a coûté au trésor public d’importantes pertes financière, dont la valeur n’est pas encore déterminée avec exactitude.
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