Le ministre du Tourisme dissout cinq agences de voyage responsables de la souffrance endurée par les pèlerins algériens dans les aéroports saoudiens
Cette mesure disciplinaire fait partie de la première série de mesures qui vont toucher l’ensemble des agences et des entités ayant été tenues pour responsables des graves défaillances et disfonctionnements qui ont touché près de 22 000 Algériens, lesquels ont vécu en « vagabonds » dans les aéroports saoudiens durant plusieurs jours, subissant les pires humiliations.
- Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, le Dr Smail Mimoune, a décidé de dissoudre cinq agences de voyages, tenues responsables de la gabegie qui a prévalu lors du rapatriement des pèlerins algériens des aéroports saoudiens vers Alger après la “omra”. Cette mesure disciplinaire fait partie de la première série de mesures qui vont toucher l’ensemble des agences et des entités ayant été tenues pour responsables des graves défaillances et disfonctionnements qui ont touché près de 22 000 Algériens, lesquels ont vécu en « vagabonds » dans les aéroports saoudiens durant plusieurs jours, subissant les pires humiliations, avant que les autorités ne prennent les choses en main pour les faire rentrer en Algérie par voie aérienne.
- Selon nos sources, d’autres agences vont être aussi touchées par de pareilles mesures, qui peuvent aller de la sanction financière au gel des activités, et même à l’arrêt définitif des activités.
- Ces premières mesures ont touché « Wikalat Al Nahdha bil Assima », « Wikalat Nouria » et son annexe à Msila, « Wikalat Ech-Chiliya de Batna », ainsi que son annexe à Oum El Bouaghi. Ces agences ont été gravement incriminées par les résultats des enquêtes entreprises par les services du ministre du Tourisme, et il a été prouvé leur non-respect du cahier de charges, et même, pour certaines, leur non compétence à accompagner les pèlerins algériens aux Lieux-Saints de l’islam, prenant l’initiative financière de le faire, et ce, sans être outillées, ni autorisées pour cela.
- Ces agences, qui ont abandonné les pèlerins à leur sort, ont gravement terni l’image de l’Algérie et ont de ce fait, porté préjudice à l’Algérie. L’ “Office nationale du hadj et de la omra” est tout aussi responsable de cette mauvaise gestion, et le ministère attend de lui un rapport détaillé sur tous les manquements constatés. Aussi, il est fort attendu que, après le rapport de cet office, puis de celui du consul d’Algérie à Djeddah, d’autres agences vont être sanctionnées, et d’autres personnes punies, pour avoir fait subir à des pèlerins âgés les pires humiliations.